‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 52 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2^ CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2^ CHAP. VI

à établir un péage pour i'amëlioration des routes impraticables^*, et que les péages perçus par les Zuricois sur leur territoire ^^ soient les mêmes que ceux qui ont été de tout temps établis dans la ville, néanmoins il est conforme à l'alliance que les Confédérés entr'eux ne ' fassent point d'innovation de ce genre. Secondement : la seigneurie d'Uznach , sur laquelle les Zuricois ont des prétentions et que les héritiers de Tokenbourg juridiquement reconnus ont cédé à Schwyz comme hypothèque , demeure à ce canton , si les Zuricois ne l'emportent pas sur lui devant le tribunal compétent, ^^. Troisièmement : s'il se trouve que des serfs de Frédéric de Hinwyl, bourgeois de Zurich, aient été entraînés par lesSchwyzois dans Talliance d'Uznach, ils en seront dégagés. Quatrièmement : si dans la Marche schwyzoise on a coupé à un sujet zuricois son blé , il devra être indemnisé , et en général nul ne doit être lésé dans ses domaines héréditaires et dans ses fiefs.

Cette note fut concertée à Berne avec le plus d'équité et de ménagemens possible, mise par écrit, puis portée par deux des premiers magistrats de cette ville, Ulrich d'Erlach et Rodolphe de Ringoltingen, à une autre diète à Lucerne, d'où elle fut envoyée à Zurich et à Schwyz avec de touchantes exhortations. Le bourgmestre avait assisté à la conférence de Berne ^'^y piais non Réding ; le désir sérieux d'une pacification ne semblait guère

^* « Qui avaient été grandement incommodes. »

'^ Probablement depuis que l'exportation hors de la ville avait été défendue, tandis que le transit par le reste du canton était encore libre.

''La cause aurait dû être portée devant l'Empereur en personne.

'^ Avec Henri Usikon , Conrad Meyer et le greffier municipal.

permettre que ces deux hommes comparussent ensemble ^^. Les Confédérés finirent Tannée dans le sentiment d'une action louable et non sans l'espérance du succès désiré.

. •• Schwyz envoya Jean Ab Tberg et Jean Wagner. Glaiis n'envoya pas non plus Tschndi , mais Ulrich Elmer et Jacques Wenner. Il est possible que Réding et Tschudi fussent encore en mission en Bohème , oà ils obtinrent la lettre de jussion, n. S7 ; selon toute probabilité, ils prirent soin indépendamment de cela , de sonder ou de diriger les senlimens do nouvel empereur.

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