‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 60 sur 157 · LIVRE m. SECT, 2*. CHAP* VII · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT, 2*. CHAP* VII

sûrs de la ville de Zurich , osèrent délier publiquement tous les sujets de leurs obligations envers le comte ^^, Dans les diètes , on reproduisit avec une nouvelle amertume les anciens reproches ^ en prétendant que les Schwyzois ne respectaient pas les vieilles franchises de Zurich ; que les Zuricois méprisaient les alliances perpétuelles. Les Confédérés firent des efforts multipliés et sérieux ^ mais inutiles.

De plus en plus Zurich s^éloigna d'eux. Enfin ^ Schwy? , Claris « et quelques-uns qui les secou- » raient ^^ » furent accusés par cette ville auprès du roi Albert^ comme traîtres à la majesté de l'Empereur et oppresseurs des libertés impériales. A la plainte était jointe la prière « que lui^ le seigneur naturel et » légitime > le fidèle protecteur et administrateur de » l'Empire^ le juge de tous les offensés, » voulût bien ordonner à ces cantons de soumettre à sa juridiction leurs différends avec Zurich ; aux autres cantons ^^y de les y engager; aux princes et aux seigneurs voi*sins, de soutenir leur cité en ce point. Le roi écrivit conformément au désir de Zurich ^^. Avant que les

commune da haut et du bas pays de Sargans, et à ceux qui sont réunis là et qui pensent é/rebourgeoîs de Zurich. » M se.

^^ Les bourgeois de Sargans lui proposèrent de prendre' pour arbitre le baron de Brandis , devenu, comme nous le verrons bientôt, seigneur d'une partie des Dix- Juridictions rbétiennes , avec lesquelles eux aussi avaient fait alliance.

^" Les Confédérés probablement ; ces mots peuvent aussi désigner les nouveaux citoyens du pays.

<o 20 août. On écrivit en même temps au comte de Scfalick et au protonotaire. Dans \es livres tokenbourgeois (n. 52), I, 970, 984, 1009.

'^ Berne, Luceme, Soleqre , Un , Unterwalden , Zoug, Appensell, Saint-Gall.

'^ Péterwaradîn , 21 septembre. Aux cantons susmentionnés et à Uznach , Gasler, Lichtensteig,.Windek> Saint- Jean et aux vallées de la

cantons répondissent ^ ils reçurent la nouvelle de sa |

mort^^.

Peu de jours auparavant les Zuricois renouvelèrent pour une année leur trêve avec l'Autriche***, mais non avec le vieux Frédéric qui avait dirigé la première guerre d'Appenzell y souffert à Tépoque du concile de Constance, et à qui ils avaient brûlé Freudenberg et Nydberg t ce prince , sans secours et sans fortune vingt ans auparavant, était mort, il y avait , quelques mois ^^ , le prince le plus riche de TAllemagne ( il possédait en espèces un million de ducats ^)y et Faîne d'une maison à laquelle il vit échoir en partage la couronne de TEmpîré germatiique romain, de la Hongrie et de la Bohème. Son fils enc<M*e en bas âge ^, son trésor et soii pays se trouvaient, par suite de l'ordre établi ou d^une habile ]»x)mptitude ^ , avec ou sans le consentement de la famille et dès sujets ^^, entre les mains de son neveu du même nom que lui et fils du duc Ernest.

De tous les fiefs accordés par le feu roi, le plus intéressant pour les contrées helvétiques fût celui que le

Thoar et du Néker. Il se proposait, à ce qu'il parait, d'envoyer une • commission. Ibid, p. 1025.

•• 11 mourut le 27 octobre.

•* 15 octobre. StÛssî et Scbwend négocièrent à ce sujet avec le margrave Guillaume , gouverneur de l'Autriche antérieure. Ibid, 1049 , 1073.

"24 juin,

** > Son esprh était tout à l'argent comptant , et il n'aimait pas à le dépenser. • Hàplu > Pecuniam sitiebat velut hjdropicus. » Arenpeck , p. 1279.

•» Sigîsmoùd , né en 1U7.

'* Tsekttdi hisse entrevoir celte carusci ; on peut aussi l'inférer d'après Arenpeck.

•• Les États firent une convention. Fagger, p. 504, b. Voy. sur les différends qui nfaquirent de là Gai Ârenpeek, p. 1280.

Page 1