‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 61 sur 157 · LIVRE m, SBCT. 2*. CHAP. Yll · texte numérisé non relu

LIVRE m, SBCT. 2*. CHAP. Yll

vieux comte Guillaume de Montfort-Tettnang , peu avant de mourir^ reçut de ce motiarque pour lui-même et pour tous les autres héritiers de Frédéric de Tokenbourg '^. Albert put déterminer le vice-chancelier de l'Empire, le comte de Schlick^ à renoncer à son droit sur les domaines situés dans ce pays '^K II comprit dans rinféodation toutes les terres héritées par le comté ^ sur les deux rives du Rhin , de ses pères ou du côté maternel^ sans distinguer les fiefs de l'Empire des siens ou de ses alleux '^^. Il laissa aux héritiers mêmes le soin de satisfaire d'autres prétentions '^^ et de partager l'héritage .

A ce dernier égard, ils étaient déjà convenus que Hildelu'and et Pétermann, barons de Rarogne, ainsi que nous Tavons vu , et avec eux le sire George de Razûns'^^ auraient tout le Tokenbourg, les comtes de Tettnang et de Sax-Masox la plus grande partie des juridictions de Prettigau ''^, et Wolfhard de Brandis

^* Lettres (P investiture; Bude, Pierre et Paul , h. a. Elle a été impri» mée dans l'ouvrage de Jean Gaspard Escher (dans la suite bourgmestre). Recherches véritablement approfondies sur les frtuiehises de Tokenbourg , 1713 , et dans Du Mont, Corps diplomatique , t. III, P. I, p. 66.

^^ « Le roi s'entremit si activement entre ce seigneur et les héritiers . m afin de prévenir une guerre et une sédition de ces pauvres gens , que m le chancelier renonça volontairement à ses droits. » On ignore s'il a été indemnisé et comment.

'^ T compris le Tokenbourg, le Prettigau , Davos, Belfort et Uznach,

'* Il leur donna l'investiture « selon le droit qu'ils croyaient y avoir » en raison de l'héritage, sans préjudice des droits de qui que ce fût » Le roi fit entendre assez clairement que cette investiture concernait proprement « ce qui était dévolu par vacance à lui et à l'Empire ; » mais il ne dit pas en quoi cela consistait

'* Fils d'Ulrich et de Marguerite , sœur du dernier comte de Tokenbourg.

'* Nous verrons plus bas les chartes ; eh revanche, ce que dit rantenr 4% VHistoirt abrégée dès trois ligues ( Grundriss der Gesch, gememer l

les seigneuries de Mayenfeld et de Malans''^, situées non loin de son château de Yadm'^'^. On peut conjecturer qu'un rachat satisfit aux justes prétentions de Thûring d'Arbourg '^^.

Dans leur sagesse et leur équité les nouveaux seigneurs s'occupèrent avant tout de contenter leurs sujets; à cet eflPet^ ils déterminèrent par des chartes leurs rapports mutuels. Lorsque l'avoyer, le conseil et les bourgeois de Lichtensteig prêtèrent foi et hommage aux deux frères de Rarogne et à leur cousin de Razûns '^^, ceux-ci ne se bornèrent pas à confirmer les franchises et les droits accordés par les comtes et les sires de Tokenbourg à leur ville et à la Marche ^^, mais ils établirent les nouvelles règles suivantes** : « Les seigneurs du pays élisent annuellement un » avoyer parmi quatre candidats honorables présentés » par la bourgeoisie ; les bourgeois nomment le con- » seil; les seigneurs et les bourgeois composent en com-

Bùndten, 1773) , t I, 94» qa'abrs Ulrich de Metsch hérita beaucoup dans ces juridictlous , est erroné ou n*est du moins vrai que de quelquesunes.

^^ Voy. le même ouvrage, d'accord ici avec les documens.

^^ > Yaldûtsch , • en rhétien ; « Sûssthal , » en allemand ( Val doux ). Guler, Rhœtia, 219 a. Ou Vaduz faisait aussi partie de son héritage avec Schellenberg et Blumenek, situés l'un dans le voisinage, l'autre dans la même contrée ( Leu, art Brandis) ; on bien , ce qui est plus probable , il l'avait acquis de la maison de Schellenbei^ ; Guler ^ 1. c. 219 et suiv. conduit à cette conjecture; BiUehing, Géogr, VIII, 1S61, édit. de Schaffh. , Tentend ainsi ; les preuves diplomatiques manquent encore.

^* Ce rachat pouvait lui servir à payer la seigneurie de Schenkenbeig en Argovie , qu'il avait achetée en 1432.

^' Marguerite , sa tante paternelle, était la mère des barons .de Rarogne.

'* Banlieue. Je me sers autant que possible des expressions des chartes.

^^ « Par grâce singulière, ils furent affranchis de nouveau. »

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