CHAPITRE VIIL
TOUS LES CONFEDERES GOlfTRE ZURICH.
Vole juridique proposée par Zurich* — :Du pays de Tokenbourg. -ip Exaspération. — ^ SommatiQns. — Schwyz et Glaris dans le pays de Sai^ans. — Les Zuricois attaqués. — Fuite du bourgmestre;— Ck>nquéte des métairies. —r Terreur panique; prise de possession du territoire zuricois. — Négociations. — Paix.
Lorsque dans les premiers jours de Tan 1 44-0 ^ les, Confédérés et quelques villes impériales du voisinage ^, après bien des diètes inutiles ^ se trouvèrent assemblés à Zoug pour négocier par leur médiation une solide paix^ les députés zuricois^ comme de leur propre mouvement et sans mandat^, firent la déclaration sui-, vante : w Zurich consent à soumettre son différend avec M Schwyz, ou au droit fédéral*, à l'exception des points
*■ Mardi après le 12* jour (CA^), lequel, à compter de Noël, est le jour des rois. Water, Annuaire.
^ fi&le , Constance , Ulm , Schaffhouse , Ueberlingen , Raveusbourg , lindau , Saint- Gall. Ch,
' « Nous nous sommes arrogé un pouvoir qui ne nous a pas été » donné par nos seigneurs. •
^ Pas dans le sens le plus ordinaire (t. III, p. 14 et 15), mais en prenant pour arbitres Berne, Luceme, Soleure, Uri, Unterwalden et Zoug.
,}} réservés dans les alliances perpétuelles, ou à un » arbitrage sans condition, mais par-devant le futur » roi romain , ou même s'il le faut par-devant les Con- » fédérés, mais assistés d'un certain nombre de villes » voisines ^. » Ils présentèrent cela comme une dernière concession , plus forte qu'on n'était en droit de l'exiger, et supplièrent qu'on voulût bien la faire connaître exactement aux villes et aux cantons comme une preuve mémorable de leurs sentimens ^.
Les Confédérés furent profondément blessés de voir qu'après une médiation si longue, si dispendieuse et si pénible^ Zurich leitr montrait moins de confiance qu'au roi romain et à des villes étrangères , ou se faisait un mérite de consentir à une espèce de droit fédéral sous des clauses qui l'annulaient; en effet, les points essentiels n'auraient pas été éclaircis, puisque Zurich comprenait les ordonnances arbitraires sur le marché au nombre des franchises réservées, et justifiait le traité de combourgeoisie avec Sargans. en allégi^ant que de semblables associations ne sont pas défendues dans l'alliance perpétuelle. En général, ils ne trouvaient dans cette proposition aucune sincérité^ mais seulement ce qu'il fallait d'apparence pour éblouir des étrangers. Zurich en espérait prolMiblement bien moins la paix que l'avancement de ses intérêts, soit que la proposition inspirât aux Confédérés la crainte
^ Huit sont nommées ci-dessus n. S , et la cA. citée ^Siv'Tickudi, n'en indique pas davantage. Dans BuUinger jeU'Oiive de plus Rbeinfelden, Wîntcrthur, Bade. Rapperschwyl , et dans ces deux auteurs Friboui^ est au nombre des villes confédérées , ce qui rendrait beaucoup plus frappante la prépondérance des villes , grâce surtout au nombre des villes étrangères.
* > Car nous avons la confiance d'avoir fait bonne et pleine mesu^. »