LIVRE ni. SEGT. 2''. €HAP. VIII
Hinwyl, el de Werdek, son frère Hertdègen "* ; et comme quiconque s^abandonne soi-même ne peut exiger que les autres se sacrifient pour lui , ils firent la paix avec leurs adversaires sans la ville dont ils étaient bourgeois. Personne d'ailleurs ne croyait que T Autriche prit jamais le parti de Zurich : à l'égard du comte de Sai^ns et des héritiers de Tokenbourg , Schwyz semblait défendre la cause de la noblesse"^; si Béringer relevait"^ la fortune ruinée de sa maison"'', ses. amis y trouvaient aussi leur avantage ; la dame de Bonstetten, sœur de Tabbé d'Einsidlen, était parente des héritiers de Tokenbourg "^ , et le cœur de son fils^ le jeune André Roll , entièrement gagné en faveur de Berne par son amour précoce **^ et heureux ^^^ pour Anne de Bubenberg. Gaudenz de Hofstetten , que l'on voulait punir de son grand attachement pour Zurich , en brûlant Kempten , château de son épouse, supplia long-temps en vain de l'épargner : sa fidélité fut traitée de bassesse; le château, depuis les temps fabuleux de la chevalerie siège de beaucoup de nobles seigneurs,
*** Cousin d'Albert de Landenbeig. Ck, Riti de c. a. Werdek ne lui appartenait plus , on du nunns pas tout entier, mais à Bonstetten ; t. IV, p. 5S8,529.
<*^ Gi-dessas n. 38.
*** n recouvra, p. e. , ÀndelGngen et d*antres biens aliénés.
**' Elle ne fut jamais plus brillante qu'au temps de Herrmann , qui avait été maréchal du roi Albert I.
'*' Lyfa de Bonstetten, Frygin (dame libre, baronne), était fiile d'Eberbard de Sax et d'Elisabeth de Sargans. Annuaire ttUster. Peut* être faut-il modifier n. 89 d'après cet annuaire, où l'abbé est appelé beau- frère de Bonstetten.
«<• U épousa déjà en i&dS la noble dame de Bubenberg et ne mourut qu'en 1495.
ISO pm> 1^ sa famille s'établît à Berne et devint dans l'origine fort riche ; les Bubenberg s'éteignirent bientôt après.
autrefois dévasté par les Zuricois^^S devait l'être aujourd'hui pour leur cause ; époux et père ^^^ angoissé, Gaudenz jura eafiu « de devenir combourgeois de Schwyz » et de Glaris et de renoncer pour jamais à la bour-r » geoisie de Zurich; » cinq cents florins lui épargnèrent le pillage ; il donna aux soldats deux chars de vin. Apprenant cette issue , Henri de Hettlingen , qui avait obtenu la bourgeoisie de Zurich pour ses services *^^, se hâta de prêter serment à Schwyz et à Glaris , et paya quarante florins pour sauver son petit château de Wyssnang ^^*. Landenberg et Rax^ogne mar<?hèrent contre Gruniogçn.
Les habitans du Gaster et d'Uznach^ et Henri, comte de Sargans ^ à la tête de quatre cents hommes^ défendi-^ rent la frontière près d'Ëschenhach , tant que six cents sujets des Zuricois tinrent bon à Rûti et à Bubikon. Mais lorsque , après la fuite du bourgmestre , ceux-ci se dispersèrent ou cherchèrent leur sûreté dans Grûningen^ la frontière fut ouverte aux pillards ^^^. Le peuple abandonné demanda secours et conseil au gou-^ vernement; mais les messagers lui rapportèrent cette réponse du greffier municipal Michel Graf : « Qn voit D que le courage de la fidélité manque à ce peuple : » aussi Zurich dévastera-t-il ce que l'ennemi aura » laissé; qu'il le sache ^2^. » Ces paroles désolantes di-
>>^ Dans la guerre d'Albert 1 , 1298.
*^* n avait deux fiUes qni firent passer la seigneorie ani Blaarer. Leu,
*^ Il fournît du bois pour bâtir Kiboui^ , 1435. Leu,
*** Ou Wyslingen , Weislingen.
*>^ La première irruption se fit près de Wald; les ennemis vinrent de la contrée où était la métairie d'Oberholz; ils étaient probablement animés du désir de se venger et de sMndemiiiser.
*« Voy. le pendant de ce discours, t. Uï, p. 43.