LIVRE m. SECT, 2*. CHAP. VIII
être même conseiller ^^^; en sauvant sa propriété il sembla prouver que ses cousins l'avaient engagé à une trop prompte reddition ^^*.
La garnison du château de Grûningen vit à la fois ces flammes 9 près de trois mille ennemis résolus et menaçans^ et le pays soulevé contre Zurich; nul espoir de secours ; le gouverneur avait eu la joue percée d'un coup d'arquebuse. Les comestibles^ le vin^ les moyens d'une défense soutenue étaient en telle abondance qu'on pouvait attendre un changement favorable dans les affaires ou des renseignemens plus précis sur leur situation. Mais peu d'heures ^^^ avant la conclusion d'un armistice y le découragement général détermina la garnison à livrer le château fort avec tout ce que la ville y possédait ; elle ne . réserva que le peu d'effets de la troupe.
Quelques villes impériales ^^^ s'efforcèrent de relever les autorités de Zurich de leur abattement î^*^. Leurs députés j Hugues de M ontfort ^ grand-maître des cheyaÛers de Saint-Jean y et le baron Jean de Howen y frère de Tévèque de Constance , négocièrent dans le camp*^* une entrevue. Cette négociation n'offrait guère de difficulté y le but de la guerre étant atteint et sa
^'< Gela est vraisendslable ; les dates offrent dans heu, de la confusion.
«S4 C'est ce qu'insinue le Glaronnais Ttchudi, dont SpitUer a dit avec raison qu'il n'était pas même partial en faveur de son propre canton.
*" Selon Hàpli, ils n'avaient que trois heures à attendre.
"• Bàle, Constance, Ulm, Ravensbourg, Ueberlingen, Lindau , Saint -Gall.
*»' « Qu'ils ne devaient pas être ainsi effrayés ni trop s'abandonner eux-mêmes. * Tschudi.
**" Les Zuricois leur donnèrent une lettre pour les Confédérés. Bal- Unger.
prolongation impossible ; non-seulement on manquait des machines de siège y mais encore les ressources du pays auraient été bientôt épuisées; la disette aurait forcé les ennemis à se disperser ou à retourner dans leurs foyers,
La première réunion eut lieu le jour des Rois^ non loin de Zurich y entre les Confédérés qui avaient prêté secours à Schwyz et à Glaris y et les Zuricois y dont les villes impériales '^^ soutenaient la cause. Les Zuricois y convinrent des torts de leur précédente obstination et offrirent de se soumettre à l'arbitrage non-seulement clu chevalier Jacques Truchsess de Waldbourg y bailli impérial de Souabe y que les deux parties agréeraient sans doute ^^^^ mais aussi, et sans réserve, à l'arbitrage des Confédérés qui leur avaient fait la guerre en faveur de ces deux cantons.
Les Confédérés communiquèrent , dans la seconde séance y aux deux cantons cette déclaration confiante et patriotique. Ceux-ci se montrèrent disposés à se soumettre à Tun ou à l'autre arbitrage, pourvu qu'on abandonnât d'avance à eux et à leurs confédérés le territoire conquis , à titre d'indemnité pour les frais de la guerre. Les Confédérés leur représentèrent que puisque le but de la guerre était atteint par la soumission des Zuricois aux alliances perpétuelles, ils devaient , eux aussi , laisser la question tout entière à la décision des arbitres. En attendant on négocia un ar-* mistice ; l'agréable nouvelle en fut portée à Zurich en
^** Outre Hugues de Montfort et Jean de Hôwen.
i4« Zurich pouvait espérer que les seigneurs que nous venons de nommer et les villes influeraient sur lui ; on croyait que Schwyz s*était emparé du territoire zuricois au profit de l'Empire ; selon Tsehudi c'était une erreur.