‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 4)Chapitre 89 sur 157 · LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. IX · texte numérisé non relu

LIVRE m. SECT. 2*. CHAP. IX

gneurie d'Ândelfingen ^ Ossingen et Bûlach retournèrent sous la domination de Zurich; Rodolphe Meyss rentra en possession d'EIggau et de Wiesendangen ^^; il donna aux sires de Rarogne à Elggau , pour avoir conservé le château ^ autant de deniers qu'il leur avait coûté de livres fenning ^^. Des députés de Schwyz, de Berne et de Zurich se rendirent au bailliage libre de Maschwanden ; Schwyz délia le pays de ses sermens ; celui-ci jura obéissance aux Bernois; l'avoyer de Berne lui ordonna aussitôt de se replacer sous la domination de Zurich ; le bailliage obéit. Les députés se transportèrent à Grûningen. Les Schwyzois remirent le château vide ^^ et le district aux Bernois ; ces derniers restituèrent le château aux Zuricois; ils exhortèrent le district à se soumettre , mais il ne prêta serment à la ville de Zurich que cinq semaines après. Il demandait^ outre l'amnistie , qu'on fit droit à ses plaintes. Les Bernois rendirent une ordonnance qui changea plusieurs points de la constitution au gré du pays^ et d^autres contre son désir. L'effet général fut bon : les Zuricois traitèrent Grûningen mieux qu'auparavant ^^ , et le pays acquit la conviction que la fidélité est la meilleure politique *.

Tous les autres points litigieux entre Zurich^ Schwyz et Glaris furent également résolus par le traité de

*• BuUinger,

*® 112 heiler pour 112 livres fenning. Les conquérans ne s'oublièrent sans dçute pas eux-mêmes; œpendant Hfipli rapporte qu'au total ils combattirent gratuitement ; que leurs grandes dépenses leur avaient valu peu de chose et que même personne ne leur en avait su gré.

*^ Ils transportèrent tout de ce ch&teau à Pfe£Bkon. TsehudL

^ Hùpli ( lui-même Zuricois )•

* On connaît, dans le iviii^ siècle, les exactions du bailli de GrQningen Grébel , gendre du bourgmestre Leu , qui seraient demeurées impunies sans la jeune audace de Lavater et de FÛssli. D. L. H.

paix 23. Le bruit ayant été répandu que Lucerne s'était laissé entraîner à la guerre contre Zurich par des promesses séduisantes , Lucerne se plaignit et Zurich lui donna satisfaction publique dans plusieurs diètes. Ainsi finit la discorde que l'extinction de la maison de Tokenbourg avait fait naître parmi les Confédérés. Un seul différend subsistait encore entre Zurich et l'Autriche depuis l'expédition dans laquelle Freudenberg et Nydberg avaient été détruits.

Avant d'exposer les suites de cette affaire , il convient de jeter uncoup-d'œil sur d'autres contrées de la Suisse , sur les frontières de l'Italie et de la Savoie^ et sur les rapports de la Suisse avec l'Empereur et l'Empire.

Là où le paya de Schwyz s'étend par*-dessus le haut Rigi , entre les lacs de Zoug et des Quatre-Cantons , Réding en agrandit le territoire. Non loin de Kûssnacht , sur un beau golfe de ce dernier lac , se voyaient la tour et le village de M erlischachen , propriété des sires de Moos , l'une des plus grandes et des plus riches familles de gentilshommes de ces Waldstetten ^^. Ils avaient afiranchi Gersau et cédé Waeggis à Lucerne, en restreignant les droits seigneuriaux^^; ils paraissaient aussi disposés à vendre cette juridiction souveraine. Le landammann Réding et un de ses fils ^^ convinrent avec l'abbé Jean d'Engelberg^''' que ce prélat

'^ Mercredi avant ie dimanche des Rameaux, 1441.

2* T. n, 298; t. III, 75, et ailleurs.

s» Parce qu'Ukich de Moos avait vendu à la commune le patronage de Téglise , les redevances , la contribution matrimoniale et les échotes. Leu, art. Moos.

2^ Rodolphe, déjà mort en 1440. Ch, n. 50.

*' Du couvent extérieur et intérieur d'Engelberg. Ib,

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