LIVRE III. SECT. â^ CHAP. IX
Stûssi^ bourgmestre de Zurich ^^ au nom des villes *^, et Henri Usteri ^^ d'Unterwalden, au nom des Cantons forestiers '^^; de Brigue, le dixain valaisan le plus voir sin, vint le noble Gaspard Courten ''^ Depuis qu'André de Golocza, administrateur de réveché de Sion, avait abdiqué ou cessé de vivre '^ , et que par la provision du pape et avec la coopération des communes , Guillaume de Rarogne avait été nommé évéque et comte "^^^ le commandant du pays ''^ Heinzmann de Sillinen '*, soutenu par tous les bons citoyens , s'efforçait de maintenir Tordre et la tranquillité dans le Valais et dans le voisinage; tache difficile au milieu d'un peuple composé de deux races '^^ et avec un gouvernement populaire, où des hordes de mécbans gamemens "^"^ profitaient de la moindre occasion de rassemblement pour exciter
•' «Magnificns et potens \ir, >, Lettre de ratification, dans F. -F. Sekmidf Hist, d'Uri, II « 79 , dans la note.
^' « Toregi, Leazerie ( Lueerne ) , Zug. •.
^' Dans le document n. 67 ^ Austerii ; • je ne trouve DiiUe part ailleurs un tel nom de famille. Du reste , les noms sont ici extrêmement défigurés, probablement par la faute des Italiens, et je ne suis pas sûr d'avoir deviné j^iste.
'* • Suijïen , Und'luaden; ch, n. 67.
'* « Nobilis vir. » Ibid.
'^ T. IV, 516. Selon MichoMl a S. Trinitate {Natales Mtua Cobcz, Bude, 17i^6 , p. 85 seqq. ) il ne mourut pas alors , mais se déipit de sa dignité , puisque cet écrivain le trouve en 1439 au concile de Florence. George Pray {Hierarchia Hung. Presbourg et Caschau, 1779, P. Il, p. 75 et suiv. ) rappelle André de Bounse (non pas Guaido ).
'• Concordat de Brigue, 1437, dans G. E, Hallcr, CoUecL dipbm.
^^ Dans le document n. 78 , il porte le titre de bailli.
7^ Il l'était pour la troisië;me fois ( 1451 ; 54 ; 59 ).
^^ Les proclamations se firent « verbo Romanico et Teubonico. »k Ifocum. n. 78.
'^ m Certi lues socii. » Ikid,
des sédkk»ls "^^^ Les trois envoyés et les commissaires du duc "^^ conclurent une trêve de six mois ^^* Elle expirait à peu près au moment où les habitaus d'Uri marchèrent pour la seconde fois avec Schwyz contre Zurich ^^ Cette circonstance et l'hiver laissèrent le temps de négocier une paix plus solide. Les Confédérés y réjouis de celle qu'ils venaient de rétaUir par leur médiation dans le centre de leur pays, tinrent^ à la diète de Luceme ^^^ envers Âgapito Lanfranchi et Cristoforo Gallina^ commissaires du duc, un langage qui annonçait le désir de la paix , mais aussi du rétablissement de la concorde dans rintérieur^^, et qui laissait percer rintérêt qu'inspirait généralement la cause d'Uri. Le duc Philippe, souhaitant couler sans trouble ses jours dans tes plaisirs de la puissance, cherchait à vivre en bonne intelligence avec tous ses ennemis.
Il acheta la paix avec Uri et d'autres Confédérés au prix de trois mille ducats et d'une exemption de péage* Un tiers de la somme fut payé comptant, et, pour les deux autres tiers, le comté ^* entier de la Léventine ®^
** Décret de la commune de Sion , assemblée « in domo Salemiae , ex » parte domini nostri » (de Tévêque), da bailli, do châtelain, « officia- » riorum » , des syndics et des bourgeois, 10 mars i&39 : > Cum certis ex » causis pulsaretur ly cryfour. •
^' Nicolo degli Arcimboldi e Ambr. del Cliviov Schmid, 1. c. p. 7 9 et sui v .
*^ A Milan, à l'hôtel de l'Épée i 23 mars iA40. Ibid.
'* Les habitans dUrseren ne sont pas cités dans cette seconde guerre ; peut-être gardaient-ils la frontière dltatie.
"Avril 1441.
** Stûssi et Réding siégèrent ensemble dans cette diète. Ch, n. 91.
'* C'est le mot de la ch. ; peut-être a-t-on traduit « contrada » comme « contado. » Je n'ai trouvé nulle part d'anciens comtes de la Léventine ; celle-ci avait appartenu au chapitre de Milan.
, *^ A l'exception « viilarum Ludrini et Iraniae. » Ch. n. 91. Iragna est compris aujourd'hui dans la vallée de Riviera.