LIVRE in. SKCT. 2*. CHAP. IX
hypothèque à Uri pour le tarme de gix à quinze ans , à la seule condition de la bien gouverner. La liberté du commerce pour tous les d>jets, le sel excepté ^^, et la complète franchise des péages ^"^ furent accordées jusqu'aux portes de Milan ^^ à t0US les Confédérés, y comjpris la ville de Soleure et l'abbé de Disentis ^^. Quant aux procès , prétexte ov occasion de la guerre 5 on résolut d'en remettre l'exposé sommaire en latin , dans l'espace de quatre semaines, à l'avoyer de Lucerne, Pëtermaim de Lûtishofen ^^ d'avoir ensuite une ceofiêrence à Lugano pour la déci^n ^ et^ si eHe n'amenait pas de résultat , de s'en rapporter à un tribunal arbitral nommé par les deux parties^ doât le duc choisi^ rait le surarbitl*e*et qui s'assemblerait à Luèerne ^^ • " Les Rhétiens , qui avaient prêté seco^»rs à tJri, furent compris dans ce traité de paix» Le due' âe se contenta pas de cela , mais il chef cha, par l'int^médiaire d' Araiohoni , son podestat à Chia venue , à former une solide alliance avec le Rheinwald, Ce pays s'étend le long du passage du Splûgen et d'autres entrées de l'Italie par lesquelles de formidables h(»rdes , d'accord ou non avec
'^ La vente da sel était interdite dans le Blflanarâ aux étrangers en général.
'^ Ils furent affranchis des « daciis, pedagiis, forletîs (contributions aux portes des villes ) , gabella ( impôt sur les marchandises en général).»
"' Ils ne sont tenus de montrer • daciariis et posteriis • que « buletinum » de leurs marchandises.
'' Mais non aux hahitans de la Lévenline.
'^ Lunshoffen dans la ch.
'^ La copie fort inexacte de ce traité de paix, conclu à Lucarne le 4 avril 1441, se trouve dans Du Mont, Corps diptoml, III, 1, 97 (tiré du registre des archives de Milan ). Là , le bourgmestre Schwarzmourer , de Zurich, s'appelle Saerzinbim ; le Lucemois Hertenstein , Herstimtirn ; l'avoyer Rodolphe Hofmeister, Hestintister ; Einwyl , d'Unlerwalden , tantôt Ernoil, tantôt EvUvii; Goldschmid , Goltsmt.
Valise^ pouvaient à chaque instant surprendre le Mi^ )aaaJ3- Ainsi Ton promit à Farli, landammann du Rhein-* w.ald ^? ^ et à sa communauté ^^ l'entière exemption du péage poiu* l'exportation des vins étrangers hors du Milanais; ce magistrat et son pays s'engagèrent à garder les passages ^^ et à les défendre au besoin y tout comme à ne point donner asile dans le Rheinwald à des bandits milanais ^^. Ce point importait au duc> non-r» seulement parce que lui-même et sa cour avaient mécontenté bien des hommes entreprenans , mais aicore parce que cet esprit de liberté^ qui avait rendu les vieux Milànaia assez forts ^ à la tête des villes lom-: bardes,^ pour soutenir contre les puissans Hohenstau^ fen maint rude combat^ ne s'était pas encore fait à Tobéissance^ sous l'influence du temps et des change^^ mens politiques.
' Le pays romand ou Pays-de-Vaud ^^, entre le lac de Genève, le Jura et les frontières du Valais, de Fribourg, de Berne et de Neuchâtel, florissait aussi paisiblement que le permettaient les moeurs de l'époque , sous Amédée VIII, premier duc de Savoie, un des princes les plus riches de ce temps, et en possession d'une puissance bien afiermie^. Il s'était démis en fa-
*^ « Ministralis et Potes^jas hoininnin vallis Reai • qui avaient délégué avec lui « Ser Olius. » Cette cit. (Jatéede Milan, 1", février 1442 , a été publiée par Ulysse de Salis , l. c. p. 76-80.
'* « Ëgregiis et nobilibus, communitate et hominibus vallis Reni. •
** « Suos passus defendere suo posse. •
^^ « Bannitus vel rebellus, seu q[ui iret contra statum domini Ducis. »
98 « Patria Vuaudi, « dans le testament d* Amédée, 14 S9; ap. Guiehè-; non. = Grenus, Documens relatifs à VhUt, du PayS'de-Faud,p, 57.; la même expression se retrouve fréqi^eipment , ib. p. 53.et,ô4. G. M.
^^ Pendant les guerres de la France; son pays était « le plus riche, le