LIVRE III. SECT. 2®. GHAP. IX
il donna ce comté à son frère ^ le vaillant chevalier ^^' Humbert, bâtard de Savoie ^ pendant sept années de sa jeunesse captif en Turquie ^^^^ et qui^ depuis ^^^^ lui avait rendu les services les plus importans ^^^.
Louis * le- Bon , de la maison de Chàlons^ prince d'Orange y était y ajnrès lui y le plus grand feudataire de la maison de Savoie dans la Suisse romande ^^^.
Même en qualité de pape^ Âmédée ne fit aucun chan-gementàla constitution ecclésiastique du pays. L'évéché de ijausanne continua de relever de l'archevêché de Besançon ^^^. Il était administré par un prélat juste et humain ^^'^ y George de Saluées; Jean de Frangins le lui échangea contre l'évéché d'Aoste y afin d oter au nouveau pape l'embarras de continuer à défendre sa personne contre Louis de la Palu^^^. Le pape Félix se chargea lui-même de l'administration de l'évéché de Genève, et la conserva jusqu'à la fin de ses jours ^^^^
'^* « Magnifico et strenuo militi. »
*** Après la bataille de Nîcopolis; voy. Guiehenon, à la fin de la vie d'Ame VIL . <«' « A puerilibus annis. •
^** U mourut sans avoir été marié, et laissa à ses héritiers, dans le pays romand, outre Estavayer et Romont, Montagny, Grandcourt, la Molière , Gudrefin , Cerlier et Corbière.
*" Voy. t. IV, 596, 597.
110 Yoy^ ^Qg le t II, de Dunod^ HUU du comté de Bourgogne, les noms des gentilshommes « qui assistèrent à la prise de possession de l'ar- • chevêche de Besançon » , lorsque Quintin de Flavigny devint évéque en 1459. Sans parler de messire Hélyon-de Grandson, nous pouvons revendiquer dans le nombre Jacques et Jean d'Ëstavayer, « le grand » Jacques de Vaultravèrs, » le sire de Ghandien , plusieurs de Vuillafans.
^*' Son testament le prouvera, à l'an 1&60.
"» Voy. t. IV, 595.
*" L'évéque François ne mourut qu'en 1444 ; il se peut qu'il soit devenu trop faible vers la fin de sa vie , et Félix avait besoin de semblables ' bénéfices pour soutenir sa dignité. Wurstisen , 1. c. 592 et suiv.
sans jamais tenler, au profit de sa maison^ un empiè^v tement sur les franchises souvent contestées de la ville ^^^. Des abbés bourguignons jouissaient paisiblement de leurs bénéfices sur la partie du Jura com-^ prise dans son diocèse ^^^, et St. -Maurice conserva sans contestation ses droits sur les gentilshommes ses vas-^ saux ^^^. Aigle, qui florissait, ne redoutait que le tor^ rent sauvage du Rionzo"^, car les voisins prétendaient ne pas contribuer à l'entretien des digues ^^^y bien que cette ville protégeât *^* la pieuse institution en faveur des pauvres créée par son co-seigneur des Ormonts *^^. On voyait surgir maint superbe château ^^ ; toutefois les villes florissaient encore davantage. Le com-^
A2« L'évêché demeura pendant quarante ans encore dans. les mains de trois de ses petits-fils , auxquels succédèrent peu après, deux autres princes de Savoie.
*^^ Cfu 1A41, par laquelle l'abbé deSt.-Oyan accorde à quelques gens de Trélaj « frictiriam, > c'est-à-dire Tusage de ses pâturages sur le Jura . moyennant une certaine quantité de Jrogoaages. CoUec^ion <U HalUr»
^^^ Aymon de Roveréq, lettre d'investiture des domaines situés dans la ville et paroisse d'OUon , et qu'il reçoit de l'abbé Pierre « in rectum feu- >dum et perpetuum homagii ligii et nobilis antîquum.et paternum; ■ iJii6, Collection de Batler,
* C'est probablement un ancien nomi de la Qrand^Eau, torrent impé-, tueux qui descend des Ormonts. Un rjuissei^tt qui se réunit à la Grand'Ëau. sous les ruines du ch&teau d'Aigremont, porte un nom analogue, la Rionzettaz, G. M.
"' Sentence à ce sujet; 1438. Ibid.
«4 Ch. 1442 , 1. c.
^^ Noble et puissant homme, Aymonet de Pontverrier, seigneur d' Ai-, gremont , co-seigneur des Ormont5.
*^^ En 1441, p. e,, Jean de Gingîns fit reconstruire, avec des murs de. cinq pieds d'épaisseur et une vaste salle , le château du Ghâtelard , dont la situation est une des plus remarquables; Glarens, Montreox, noms célèbres, en dépendent; il l'avait acquis par sa femme, Mai^uerite de La Sarra; ses desoendans le possédèrent long-temps avec honneur., Sinner, Voyage, II.