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jeûne solennel ^ qui s*est célébré à la même époque de Tannée jusqu'à nos jours ^ Bientôt la veuve de Co*- , ligny vint 9 déshéritée, étrangère y se mettre, avec loyt ce qui restait des Chatillon, scHiS la garde des villes suisses. Elle fut entourée de tous les respects^. A Zurich, à Berne I et surtout dans le Fays-de-Vaud ^ de grandes sommes furent recueillies pour les réfugiés; à Baie et à Genève de bien [dus considérables encore leur furent prêtées^. Les villes concertèrent des mesures de défense ^. L'on convint de s'interdire tous f^isirs. Les jeux, même ceux des enfans, se changèrent en exercices militaires^* Les Cantons catholiques, biea qu'ils conçussent quelque défiance de ces préparatifs , n'osèrent les blâmer. La lâcheté cruelle de l'attentat les a^ak eux-mêmes pénétrés d'horreur. Peu s*en &Uiiit que y sous une impression commune, tous, oubliant leurs haines^ ne renouvelassent alors rancienoe alliance des Cionfédérës ^.
* Josqu'en 18S2 ; alors les Gantoos ont convenu de célébrer, catholiques el protestans, on jour commun déjeune. — L'enrôlement poar le roi fat défendu à Glaris et dans les Grisons sous les peines les plus sérèreg. Schuler, ^ Â Porta, 11, 594*
^ AiTètée dans son cb&Mn de Miolans pw le duc de Savoie , elle passa dans la captivité les 25 ans qu'elle vécut encore. Elle se Montra digne de Colîgny. Le duc s'empara de son chAtean dlî&tremont. ilMlitr. — BeUiévrê, lettres. U vent Téloignenient de celle « dont la présence alloue le feu et entretient les regrets de la mort de son épon. »
* Stettler. — Belliëvre. •— Registres^de Genève.
* A Arau, 21 septi)mbre. -» Haller's Ghronik. — Stettler. 6 Fragmens de M. de Grenu.
' Diète de Luceme, il novemture. — « <>uand les Réformés se luxent eipUqnés , les catholiques ne v^ant pas rester en arrière, répondirent dans les mêmes termes. Glaris et Appeniell , prenant la balle au bondy proposèrent de renouveler les alliances. Je ne sais ce qui l'empêcha. • BeUiévre. — Les villes voulaient qu'à l'avenir les ambassadeur» remissent leurs lettres de créance à Baden, devent tous, et qu'ils fus^
Telle était en Suisse la disposition des esprits , lorsqu'y arrivèrent Stouder et Gressier, chargés par la cour de France de la justifier auprès des Cantons. Ces envoyés^ Bellièvre^ ambassadeur ordinaire du roi^ La Fontaine^ ambassadeur extraordinaire^ les représentans d'Espagne et de Savoie^ les hommes qui leur étaient vendus^ laissèrent s'exhaler ces premiers mou- Temens d'indignation; puis ils travaillèrent à faite nattre d'autres sentimens ^ Le roi , à les entendre ^ n'avait porté à ses ennemis que les coups dont ils menaçaient sa personne. Non-seulement Goligny conspirait, mais il avait agi. La gardé suisse apprit avec surprise , par les écrits que le roi faisait f^pâtidre à Tétranger^ qu'elle avait été attaquée sur les degrés du diàtêau: Beaucoup était mis sur le compte de la fureur populaire. Du reste rien n'était changé par a Taccident advenu dans Paris. » Les édits n'étaient pas abrogés. Les alliances n'étaient pas rompues. C'est ce que Bellièvre développa devant la diète avec un pompeux ëta-
sent bannis, s'ils agissaient avant d'avoir rempU cetle formalité etsiis ne s'abstenaient de menées. Un, Schwyi et Unterwalden vonlnreot agir comme il leur plairait. — Les lettres de Schlomberg & la obtir, celle enti'aotres da 8 déoembre i57S, font connaître l'horreur de l'AUemagoe. Oran^ voyant tons ses motifs d'esplérance changés en autant de motiiii de crainte, s'écria : « Dieu veuille tourner tout à la gloire de son nom ! » 11 était de ces hommes ((u'âucun obstacle ni'étonne , parce <fi^ ont la conscience de leur rectitude.
* • Nous avons commandement de vous faire connaître uni accident survenu en la ville de Paris. Vous pouvez penser là perplexité de cel innocent et jeune roi , lequd n'a manié qu'é(>ineé an lieu de scepbe dq[mis son advénement S. M. vous prie que véuillei avoir égard tmt tile et son royaume. » Lettre du tri$oritr des Liguée écrite au^dila Ligues-, — BèmontràiUe faite par Beiliévre devant tee ambauadewn à MM. dee XIII Cantanê, d Baden, 18 décembre.-^ Inetruetion» dM.de U fontaine. — Reeèe de la diète. — De Tkou, UIL
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lage. Sur ces entrefaites^ les députés apprirent que Philippe II avait envoyé féliciter la cour de France et qhe Rome avait célébré la Saint-Barthélémy comme la plus belle des victoires. Ffyffer, Lussy ne doutèrent point lorsque le souverain pontife eut parljâ. Lussy, déjà le pensionnaire de Rome, de TEspagne, de Venise^ et de la Savoie, le devint maintenant de la France^. Les Gantons catholiques n'hésitèrent pas à donner au roi 12,000 hommes, sous Heidt et sous Jean Tammann^. Quatre mille soldats, sous Walter RolP, marchèrent vers les Pays-Bas, au service de Philippe IL
Les jours qui avaient, en France, suivi la Saint- Barthélémy, s'étaient passés dans la stupeur^. Les uns gardaient le silence de la honte , les autres celui de l'épouvante. Charles IX avait reçu dans la confusion les
* Venise tirait beanconp de soldats suisses qu'elle envoyait contre les Tores, à la boucherie.
^ Les petits Gantons se mettaient à nn prix auquel il eût été impossible de les acheter; ils demandaient chacun mille écus par mois. Suivant le conseil de Pfyffer, BelUèvre gagna les hommes qui les gouvernaient, Lussy le premier. On lui offrit 490 1. H demanda davantage. — Pfyffer lui-même recevait « pro fcedere sabaudico « une pension annuelle de iOOO couronnes, qui passa à son fils, etc. En i97S , Lussy, envoyé à Paris . obtint pour Pfyffer i5,000 couronnes, en Jouissance. U reçut de i5S5 à S9 des scMnmes très-considérables de l^pagne et des Guise , et , en I59i, 10,000 couronnes du pape pour une levée. C/Mf. — SiUery, mimoirtê, — Failli fVatémtmn^ p. 91. -^ « Placaiur dontê Jupiter ip$e, •
* Us arrivent à Orléans le 80 avril 1575. Les compagnies Tugginer et Kahlenberg sont détachées ponr former la garde du roi.
* Ses soldats, n'étant pas payés, le jetèrent en prison. Beaucoup de Zoricois s'étaient enrôlés sons hiL Meyer, &&S.
^ « Exddit illa dietf. » L'Ha$pitaL — Gharies IX repoussait la responsabilité du massacre comme d'un grand crime. Ses conseillers lui montrèrent qu'il fallait faccepter ou abandonner le trône aux Guise. — De Thou, LIV.