‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 5)Chapitre 17 sur 75 · XII · texte numérisé non relu

XII

comme accusateur, Tautre comme dëfeoseur de Planta. Uû catholique ardent , Balzar de Watz, exposa les faits avec la chaleur d'un homme que la patrie a charge de sa cause. Jean-Paul de Samada j de la foi évangé* lique, plaida pour Rhëzuns avec calme ^ avec éloquence. Cl S*il. a failli y dit-il, trompé par sa déférence pour celui qu'il considère comme le chef de TÉglise , il a ëcé prompt à le reconnaître. » Planta , soumis à la torture^ avoua qu'il avait cherché le bien de sa maison^ mais non qu'il eût voulu le mal du pays. Il n'en fut pas moins condamné à mort. Le lundi de la semaine de Piques^ les cohortes populaires se réunirent en cercle , et firent tomber sous la hache la tète d'un homme qui avait servi les Trois-Ligues avec distinction , comme ambassadeur^ comme magistrat et comme guerrier. Des paysans se souvinrent de l'avoir entendu demander quel bras le frapperait^ s'il lui arrivait de contredire les seigneurs des Ligues, et de lui avoir répondu en lui montrant leurs vieilles hallebardes. Ces paysans avaient été ses juges. Baptiste de Salis Soglio fut mnlcté d'une amende de 2,000 couronnes et Hercule de Salis privé de l'emploi de capitaine de la Valteline. Conrad de Planta et cinquante-trois accusés^ jugés coupables à des d^rës di* vers, furent condamnés , les uns, au bannissement, les autres, à des peines plus légères ^ Après avoir changé la semaine de Pâques en une semaine de colère, te peuple rentra dans ses foyers.

Ce fut pour être jugé à son tour. Les uns avaient trouvé trop douce la peine de Rhézuns, les autres tfop cruellie. Plusieurs le nommaient un martyr et son fils

* Plusieare avaient ëiuplovc riiUrigue pour arriver à des charges dao^ la protinte.

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