‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 5)Chapitre 29 sur 75 · LIVRE X. GHAP. T · texte numérisé non relu

LIVRE X. GHAP. T

n6tre8« Je syia votre roi; donnons à eux. Si vos eornesttes vous manquent ^ ralliez-^vous à mon panache blanc ; vous )e trouverez au chemin de l'honneur. » Il passa devant les soldats d'Aregger. « Compères ^ leur ditr-il y gardez'-moi une hallebarde à b tète de votre régiment; car il y aura de l'honneur à acquérir. » Un tf vive le roi » répondit à ces paroles ^ Les catholi* ques entendirent la messe ; les Réformés la prière. La bataille commença.

Abritée derrière l'élévation du sol, l'artillerie royale laissa les escadrons des ligueurs descendre la pente légère du terrain, jusqu'à ce que ses coups pussent porter en plein dans leurs rangs. Elle leur fit alors essuyer la salve de tous ses canons. Les cavaliers surpris, se reformèrent; ils ie firent neuf fois; neuf fois leurs rangs fuient foudroyés. La terre était jonchée de leurs morts. A ce spectacle d'Egmont, qui commandait les Espagnols, s'écria frémissant de colère : « Je vais montrer comment il faut traiter cette armée d'hé«rédques et de lâches ! » Il fondit avec ses lances vallonnés sur les canons du roi; mais ce fut pour être accueilli comme l'avaient été les Français. Il fut tué. Ses lanciers furent enveloppés par la cavalerie et taillés en fMëces. Sur un autre point, les reitres de Mayenne avaient le même sort. Vainement ils essayèrent, en caracolant, d'aller se reformer derrière les bataillons; les intervalles n'avaient pas été ménagés pour cette manœuvre. Ils fuirent, «utrainant l'infanterie. De toute Farmée de la Ligue il ne resta bientôt plus sur le champ de bataille que les Suisses de PfyfFer et de Béroldingen, qui n'avaient pas reculé d'un pas.

* Mémoires de Sally.

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