‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 5)Chapitre 36 sur 75 · UVRE X. CHAP. V · texte numérisé non relu

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les conseils.. Ainsi que dans le moyen âge^ TÉglise opposait le bras de Fintelligence au bras de la force. La chaire était la tribune de la liberté comme celle de la religion. Mais les clergés étaient descendus de celte position élevée. A l'heure où Rome travaillait à faire ployer les gouvernenens des cantons cathc^ques sous sa loi^ les sénats, dans les cantons réformés^ achevèrent de ranger TÉglise à l'obéissance ' • Libres dès lors d'un joug impatiemment portée les grandes familles s'assirent au pouvoir sans plus de contrôle. Les villes Suisses renouèrent leurs traités avec les puissances. Le service étraoger redevint la grande affaire. Au siècle de la Héforme succéda , dans les monarchies, celui des rois absolus^ dans les républiques, celui des oligarchies ^.

Nous avons vu y dans la Suisse catholique , la personne du magistrat se confondre avec celle du chef

' Le dtt^é éleva soavoit encore la voii. Las patteora do Pays-de- Vaad persévéraient à demander une diacipline. En 1580 , 100 vob oontre 80 la lai refusèrent Le clergé du pajs allemand s'élevant contre le magistrat, celni^ci le convoqua à Berne poar le censurer. Le doyen ftébaniger ne craignit pdnt de lejeter sur la aeigneurie une grande part des torts des pasteun. D Taecnsa de négliger l'Église apsès l'avoir dépouillée, et loi reprocha sa superbe et sa tyrannie. Mullinen rapprochales esprits. Manuel 402. — Zehender^ higt» eeel, iiu«. -^ Stettler. — F, V{fr$tel* Utngen deê GeiêtUehkeit ^ S9 nov, i507. Goladon, proCesBeor en théo< logie à Genève, fut chassé , • comiae inconigibie, • pour ses censures contrôles Conseils; il devint professeur en belles-lettres à Lausanne* Le mécontentement deslelergés.se prouve par la sévérité des ordonnant CCS dont ils sont les ol^ets , et par des mesures qm les blessent profon* dément, comme la visite faite à Lausanne des maisons de pasteurs et professeurs, Jrth, Laus, 1590. Les aynodes deviennent rares. Ils cesse* root bientôt» ConMiOf Archmm. -^ Zêitmtgi Misiipnu

' Partout la même tendance. Le pi^ ne consulte iplua les cardinaux^ Ferdinand en Autriche, Elisabeth en Angleterre , les Stnart après elle. se montrent également jaloux d'exercer une autorité sans contrôle. En France , Henri IT ouvre les voies à Richelieu, Richelieu à Louis XIV,

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de bandes et du distributeur de Tor des princes. Nous avons vu les capitaines rentrer dans leur patrie avec rhabîtude du commandement et des lettres d'une noblesse inconnue à leurs pères. L'on disait dans le quinzième siècle tous les Suisses gentilshommes ^ A ia fin du seizième quelques-uns dédaignaient encore de faire usage de titres reçus de l'étranger ; ils estimaient le nom de fils d'une terre libre, et la vertu d'une âme indépendante de la faveur des rois y des biens de plus haut prix que ce qu'ils avaient rencontré dans les palais. Cependant la plupart se montraient avides de ces distinctions empnmtées^. Les formes, il est vrai, du moins dans les cantons des Alpes, étaient restées celles de la démocratie. Les fiers paysans, dontles pèresavaient dans tant de combats châtié les mépris des nobles, n'eussent point souffert dans leurs chefs des manières hautaines ^. Si les Béroldinguen, si les Réding eussent impérieusement exigé la soumission, leurs titres se fussent changés en autant de sujets d'amère et longue ironie. Le peuple se fût levé. Le dernier orateur de la ^andsguemeiode se fut trouvé plus puissant que ces hommes accrédités. Mais ils constataient leur supé*

* Voyage d'un P;arisîen.

' Les cfaevffliers de Malte , de langue allemande , repoussaient la noblesse suisse , l'accusant d'avoir sonillé son sang par des mésalliances, ift de ne pouvoir prouver ses huit quartiers. Imfeld , PfyfFer et Lussy se rendirent à ce sujet à Rome, en 1591. Nouvelles sollicitations en 1593. Décret de Clément qui permet l'entrée de l'ordre aux Suisses nés de légitime mariage, de parens tous catholiques « jusqu'& leur bisaïeul, et qui ne se soient point souillés par le commerce on les arts mécaniques. 8 y^f it. Les difiicnltés ne cessèrent pas. Zurlauben, mon. helv, lag. IIL

' Ils se signalaient en ce qu'ils possédaient les vaches les plus belles. Leurs chevaux étaient achetés par les princes d'Allemagne et dltalie. Tel bœuf se vendait 70 écus. UEicarboi.

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