‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 5)Chapitre 49 sur 75 · LIVRE \U CHAP · texte numérisé non relu

LIVRE \U CHAP

Les Autrichiens avaient été partout défaits dans le bas de la vallée. La résistance la plus longue avait eu lieu sur le cimetière de Scfaiersch; mais un sac de poudre ayant sauté, et plusieurs lansquenets ayant été tués sous les voûtes écroulées du temple, le reste s^était enfui, poursuivi par les massues des paysans. Une femme, Salomée Lienhard, en avait, elle seule, terrassé sept de sa main vaillante. Â Grusch , à Séevis , mêmes scènes. On portait à 400 le nombre des morts. Les eaux sanglantes de la Landquart roulaient au Rhin leurs cadavres. Tout ce qui avait échappé fuyait, frappé de terreur, vers Malans et vers Meyenfeld. Les capucins, dans ce jour de colère, avaient été l'objet des plus vifs ressentimens du peuple. L'un d'eux ^ le père Fidèle, prêchait à Séevis, entouré de lansquenets, lorsque les Prétigoviens s'étaient montrés. Après avoir quelque temps encouragé ses gens à combattre, il avait pris la fuite avec eux et avait été tué par un enfant ^

A Fouie de ces délivrances, les paysans qui assiégeaient Kastels poussèrent un cri de joie. Levant la main au ciel, ils jurèrent' qu'ils étaient prêts à tout sacrifice pour le saint Évangile et la liberté ^. Puis ils reprirent le siège, en brandissant leurs massues et en chantant : « Saint, saint, saint est le Seigneur des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » Le château se rendit le troisième jour. Les Impériaux furent escortés îi^squ'à la frontière, après avoir posé les armes, et juré de ne les porter jamais contre les Ligues. Arrivés à Feldkirch, ils furent tancés rude-

* Soo cràae a longtemps été conservé à Feldkirch comme celai d*aQ martyr.

' • Pour la liberté du corps et de Tâme. »

Page 1