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Gall et des Cantons de Schwyz et d*Urî le passage pour 30|000 y qui y descendus du Saint - Gotfaard , avaient attaqué les alliés en Piémont, et, dans le comté de Chiavenna , leur avaient repris quelques forts ^
Richelieu^ apprenant ces mouvemens, et se voyant pressé par les attaques des zélés catholiques^, crut devoir s*étayer sur les grands du royaume. Il convoqua ces appuis de la couronne. Ses créatures démontrerait que le roi ne pouvait abandonner ses alliés , et accepter les conditions du légat^ sans perdre rhonneur, le premier bien de ces têtes appelées au gouvernement d» monde. Ce fut à qui louerait le ministre de ee qui avait fait et l'encouragerait à persévérer. Des sommo furent votées. Alors Richetieu jeta les yeux snr Bas* sompierre pour poursuivre ses desseins. Les mabdici et la guerre avaient affaibli les armées dltalie; il s'agissait de leur procurer du renfort; le chef aîoiédes Suisses fut envoyé leur demander de nouveaux soldats '. Déjà les agens français dans les Gantons avaient reçu l'impulsion nouvelle. A leur voix les catholiques
' Entre autres de Godera. Sprediêr, 64i* — Pm-ia , 5S2. — SkU^t 5a8« — Bapporti de Cmmfrêê {BibU royiiU, Mi$$. itr. 9904-»;. Us,BUiar dies araieDl emporté la moitié des soldats saisies. TilUer, IV, 67.— «^li proposé mie fondation de jésuites françab. — Venise bat froid, dods voyant à ses portes. — Je ne sais comment sorUr d*ici, dâxlenr f^ je suis dos Suîsbcs et des Orisons; je ne sougtt qu'à ia*édbif|xr«' Cmwfrm,
^ Hospiniani Hbt. jesuitica, 421, 465. £dît Basile».
* Âmbass. de Bassompierre , U , 214. — Ses Mémoires, — BibfioL royale. Min* étr., 907. tLeroS, pour mes pécbés, m'a oiroyéeR Suisse , où je ne me promets pas que ma oégodutioa oMîge le ptp^^^ m'envoyer des indulgences , ni que ceux avec qui j'aurai à faire m'/ laissent boire de l'eau bénite. Vous croirex sans peine j^ae f eosie mieux aimé représenter ma propre personne à la cour que ceUedo n>i dans ces montagnes. » 2 tpU 1625.— U apportait 250,000 écoik
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96 détachaient peu à peu de TEspagoe. Un beau régiment de 1 ,800 hommes , levé par le landammann Zoum^Brounn , d'Uri , était allé rejoindre les drapeaux français en Valteline^ La Laodsguemeiode de Schwyz, assemblée le jour de Saint-Martin, s'était prononcée pour la restitution des pays sujets des Ligues. L'hérésie devait être à jamais bannie de la province, les passages fermés à tous. Une diète catholique , assemblée à Lucerne ^ avait résolu de demander aux rois Téloignement de leurs soldats et l'occupation de la Valteline par les régimens que le rm de France levait dans les Alpes. Ce fut sur ces entrefaites que Bassompierre mit le pied à Baie. Il y fut reçu comme le représentant d*un grand monarque et le meilleur ami des Confédérés. Quelques mille hommes en bel équipage vinrent à sa rencontre. Le colonel Hessy et douze capitaines se joignirent à lui pour ne le plus quitter. Même réception à Soleure , ■où les oonipagnies que le colonel Am Rhyn^, avoyer de Luceme, levait pour le roi, firent cortège à l'ambassadeur K Bientôt arrivèrent les premiers magistrats des
^ Zam Bninii de ipMecifi devenp l|i|idi|ipi99iinn , et de landammann soldat, enrôla dans tonte U Snisse, «t joigne dans les bailliages romains de Fribourg. Reeét de la diète. Il avait l'adroite bonhomie des gens d^ri.
' Am Rhyn , d'nne famille ae Strasbonig, qoi s'était fixée à Luceroo eo il^iS. Moyer et ooWqel d'un régîmept de 9»SO0 hommes que Bassompierre levait pour la Valteline (pressé d'engager les Gantons catholiques dans cette gnerre), mais qui servit en Piémont et fat licencié en Picardie, mars 4627. — Conrad Znrlaoben, landammann de Zong» levait nn second régiment , soos le nom de • la Tonr de Jérusalem* • Biogr. iniiv.
• La dièle dora da 15 an 90 janvier 1696. On lit : « Ayant pin à hant et puissant seigneur nous convoquer, etc. » Cent cinquante mille écoa fuient distribués. Bsêe, à CwmuL^ 9S janvier. Basaompîenre courut à Berne réconcilier la république avec le roi. Le Manuel du Conseil est
Canlons : le bourgmestre Rhan> l'avoyer de Graffenried ; Diessbach et d'Afiri , dévoués à la France ; les landammanns Réding et Zurlaubeu , auxquels Bassoinpierre apportait l'ordre de Saint-Michel ; le gouverneur de Neuchâtel Montigny ; les députés de Tévèque de Baie, de l'abbé de Saint-Gall et du Valais. Les Grisoiis seuls n'avaient pas été convoqués; Ton craignait de leur part quelque indiscrétion ; le bourgmestre Meyer n'en était pas moins accouru plein de confiance en Bassompierre. A toute heure arrivaient encore des amis de la France. Les conférences s'ouvrirent entre les bais et les festins. Lorsqu'il vit les hommes qui gouvernaient la Suisse rangés à sa table , au nombre de plus de cent vingt, Bassompierre loua la générosîlé de la France envers ses amis. Si les Suisses Tavaieet rarement éprouvée, c'est que leur valeur avait foitplos souvent trembler leurs voisins que permis de songer i les attaquer. Il leur fit voir le danger dont les menaçait le bouleversement de la Rhétie. Il avait^ à Madrid, cherché à y porter remède. On avait rendu vain soo bon vouloir. Mais la diète de Luceme avait remis les choses en bon chemin. Le roi pensait, oonune les dé* pûtes des Gantons , que la Valteline était un membre du corps helvétique qu'il fallait lui rendre. Il restait à concerter les moyens d'y réussir. En même temps qu'il tenait aux députés ce langage, Bassompierre leur faisait
plein des détails de st réception. Les plos nobles dunes de la lépnbli' que forent chargées de tenir compagnie à rambafisadrioe. — « Sire, jtmais Tantorilé de S. M. en Suisse ne fut en si éminent degré. La défi!* renée est telle que les États de Languedoc ou de Bretagne ne feruenl pas davantage. » Il sait ne s^appujer jamais sar l'on des deux partis de manière à mécontenter l'autre. VFakes, ambass. anglais à Venise, amn^ de son côté les villes suisses par ses leitoes.
payer quelques sommes sur les intérêts ^e la dette et surtout leurs pensiomi^rticulières. Bi«ntôt les Ca^* tons démocratiques vinrent , l'un après l'autre^ déposer en sa main la résolution de leurs landsguemeindes , de fermer le passage aux Espagnols sHls ne restituaient la Valteline. De nouvelles compagnies bernoises et zuricoises coururent renforcer Gœuvres au-delà des monts* Deux mille hommes partirent pour la Savoie. Bassompiierre inyita les Confédérés à tenir 12^000 braves prêts à s'unir aux drapeaux du roi. Il montrait aux officiers ces plaines du Milanais, d'où leurs pères étaient si souvent revenus couverts de dépouilles. Il assurait les villes de la ferme intention du roi de faire obsei^er le traité de Madrid ^ •
Cependant plusieurs mois s'étaient écoulés depuis la conquête de la province, et Cœuvres différait encore d'accomplir cette promesse. Vainement toute la Rhétie avait pris les armes ^ ivre d'espoir. Vainement ses milices avaient occupé tous les passages des monts, tandis que 4,000 de ses fils combattaient en Valteline, sous Salis, Brougger^ Schauenstein \ Gouler, Jénatsch, comme s'ils euraent été seuls intéressés à la. guerre; i|s
^ L'altianoe esfMignole allait finir ; Bassompierre vciHait à ne pas la laisser renouYèler. — tl accabkit le nonce de prévenances. « Son amitié lui est de plus de prix que tons les succès de sa négociation. • Les amis du roi, dans les Gantons cathoïiqnes, se réunissent en conférences régulières. « Je laisse ces peuples bien intentionnés de garder les passages ( Fribourg seul ne le refuse pas aux Espagnols) , et de prendre . part avec nous an gftteau, si nous allons à la fête en Italie. • À d^AUgre, amb, à FenUe, « L'extrême foule des créanciers du roi me force à céder ïfL place. > A (THerbaaU, — « Vous leur fîtes faire tant de promesses , ' qu'ils ont eu honte peu après de les tenir. > DufargU à Bassompierre.
' Schauenstein, Bmgger, De Mont, les meilleurs officiers, avaient été tir^ des régime|i3 en Fnmce,
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ne pouvaient obtenir le prix de lews eflferts. Des plénipotentiaires des ligues finirent par se rendre 4 Sèftdrio^ comptant sur l'exéeutien dû traité de Madrid*. Us crurent rêver lorsque Cœuvres leur demanda dV bandonner aux Valtelin8> en tiehange d'an tribut annuel de 25,000 couronnes^ Téiection de leurs magistrats » et de s'engager à ne jamais deseendre en sriMfi dans la province. ^ Quelle souveraineié, dirênt-ih, que celle qui laisserait aux eujets le chôiic d'obéir oii non! Quel prix meitf« an tribut qni nous 'est offert ^lorsqtie la Valteline pourrait faire peser sur les vins, qtie nous achetons d'dle, des droits qui nous Rendraient rédlè^ ment ses tributaires ! L'Espagne , en vérité, nous ÎA des propositions plus équitables, n Les oiRciers fntufi^ se regardèrent, le rire sur les lèvres^ « TbUl^éfela s'a^ rangera , » dit le général , en tournant le pied. « Ld Valtelins , disait-K)n à voix haute , sont pltte dignes de régir les gens des montagnes que ceux-ci de gonverofff la peuplade italienne de la vallée de TAddà. >»
C'était ainsi qu'à Sondrio, comme à Sdfeul^^ le M« de la Valteline tenait tous les esprits da«rs ratteate- Quelle ne fut pas la surprise d'apprendre tMt-à^'OOiip que les rois de France et d'Espagne s'étaient réconciliés, et que, par une convention signée le 5 mars à MoDZOse, en Ârragon, ils avaient, sans se mettre en peine de leurs alliés , réglé les rapports de la Rhétie avec ses provinces *. Voici ce qui avait amené cet événement
* Notembre iS25. Les Grisons sTafent eo nmpradeiice d'envoyer, » nombre des dépotés, Bo61> de Maladers, si bal des Valtelins, tia*!! "^ I^ sans péril se montrer en publie , Unt qu'il fot dtas la^rtnrlbce. Spr^ cher. A Porta. Tiekokkt. Banke, II, 509.
s Damont V, 2. — Spredhet, 67». Roban, Il , i|l. BéMkrd. IV* Flassan, 01, 8S6* StetUer, 570. Linagv , DL llerenre, X)n, t^-