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562 HISTOIRB DE LA 8U1S8E.
Les périls^ en efiFet, n'étaient point tous passés. Mérode se trouvait encore en Lombardie. Des troupes, dont l'Autriche eût eu grand bescnn ^ur d'antres points y séjournaient à peu de distance des frontières. Landes, chai^gé d'affaires de France, encourageait, de son côté, les Grisons à songer à eux-mêmes et a compter sur le secours du roi. Lies deux puissances, sachant bien que la paix qu elles avaient faite n'étut qu'un repos , continuaient d'avoir les yeux fixés sur les Ligues : toutes deux bien résolues à ne pas s'y laisser prévenir. La France eût voulu porter Venise a épouser sa cause ; mais la république avait , depuis Monzone, conçu de la politique française une défiance profonde, et résolu de ne plus se mêler des affisires de Rhétie» Richelieu chercha d'autres voies. Il lui fallait un homme adroit à manier les peuples , qui sût nûmener en leurs cœurs la confiance perdue; d'asaez de poids pour qu'il pût servir de garant à son maitrs; versé dans les grandes afi&ires et surtout général expérimenté. Richelieu jeta les yeux sur Rohan^ Sans s'arrêter à d'anciennes injures, il ne vit que les services qu'il pouvait attendre* Rohan , de son côté , ne songea qu'à l'occasion de rentrer dans la faveur du roi. IQ^mis la fin malheureuse des guerres de religion ^ il vivait i
^ Il était ennemi des plainrs qni détonrnent des aibires, prévoyant , omi de la goerre. Son éloge par Tronehin. On assurait qB*!! pouvait travailler 40 heures sans s'interrompre. Sa doncear et sa grSœ étaient eitrémes. « Qnant à M. de Rohan , assnrei-vons 'de l'avoir tonjonrs contraire an service du roi tant qne la faction snbosl^v; mais si jamais Dien permet qu'elle sdt éteinte, ce sera un sujet capable de servir dignement le roi. > Bauompierre d étHerbauU, 12 déc 1626. — litvassor etGriffet -^ Année littéraife, Vfll , 1757. — Sa vie, par Perav* du Toc, dans la Biogi'. nniv. Qu'est devenue sa Vie, éeiîte par Prîolo, son secrétaire?
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Venise. Il obéit et se rendit à Goire ^ Personne comme lui n'était propre à inspirer TalSFection à ceux auxquels on renvoyait 5 la terreur aux ennemis ^. Pleins de Tes* poir qu'il les mènerait à la conquête de la Valteline , les Grisons portèrent de 1^000 à 2^000 hommes le • contingent de chaque Ligue , et ils lui en donnèrent le commandement. A ces 6,000 soldats ' , Rohan joignit mille braves qu'il leva^ , et quelques compagnies françaises y que lui amena le maréchal Landes. La France prit tous ces corps à sa solde. Comme il importait encore que Rohan pût au besoin accroître ses forces de celles des Suisses ^ la cour le nomma son ambassadeur extraordinaire auprès des Cantons.
Les Confédérés y à l'arrivée de Rohan , étaient vive-« ment occupés d'une proposition d'alliance que Gustav^e-Adolphe leur avait faite par la bouche du chevalier Rasche ^ son ambassadeur. L'envoyé suédois avait l'ordre de s'adresser particulièrement aux Cantons
« Le & déc. i68i.
* Jayalta.
' Sons les coloodi Salis , Schaaenstein et Broogger.
* Eotre aalres deax corps francs sons Jénaisch et Stoppa. Voyes dans les Ârch/ de FVance Tétat des dépenses faites par M. Martin Lyonne, en verta des ordres de Rohan. Grands frais en espions , qa*il appelait êf yeux. Il solde les capncins dans FEngadine, l'abbé de Saint-Urbain , révAqne de Sion (900 1. ) • le gardien des cordeliers et le prédicateur de Soleore. Plnsieors dépotés en diète reçoivent onviatiqoe, ceox de Sehaffhoose par exemple, • qoi viennent de loin. » Au reste, « il est ainsi accootumé. • Michel Roset , chargé des dépêches de S. BL à Genève , reçoit 400 L Les Grisons reçoivent 10,000 L penaionB, 9,470 L à « plosieors affectionnés au roi , » etc. ; Berne ii,500 L, Zorich aotant, Bftie 9,000, Schwyz 8,800, etc. En 1689, il fot vené en Soisse 609,000 L — « La première chose que j'aie entreprise avec affection a été le rétablis* sèment des pères capncins. N009 avons aussi gagné on acconunodement des calholicpies et des prolestans do Val Monastère. Je n'ai antre désif qne de complaire an roi. > Hohan au père Joteph, Die,
éyangëliques et de leur reprocher leur indifférence pour la cause sainte de la religion et de la liberté. Breitinger, à Zurich ^ > lui répondit en montrant la Suisse divisée, la guerre prés d'éclater entre des frères, le crime de les y entraîner; la ruine de la Confédération , sans que Gustave pût s*en promettre un avantage certain. Zurich avait, à cette époque, trois hommes qui , simples particuliers , et soigneux d'éviter les sentiers de la gloire , exerçaient sur l'opinion publique une grande influence. L'amour de la religion et de la patrie les avait liés d'un nœud qui, durant seize ans , ne fit que se resserrer tous les jours» Ce qu'ils pensaient sur la chose publique , ils l'exposaient ouvertement, sans orgueil comme sans crainte, et sans jamais y mettre un esprit de satire. Le magistrat et les pasteurs, croyant l'ambition leur mobile, leur avaient ouvert le chemin des honneurs publics; mais les trois amis avaient tout refusé, déclarant n'attendre aucune récompense, pas même la reconnaissance de leurs concitoyens. Wolf , Schwarzenbach et Rohrdorf se prononcèrent comme Breitinger en cette occasion ^. A Berne, même langage^. Rasche n'en porta pas moins devant la diète le message de son mattre. ^on discours latin fut éloquent. Il rappela l'origine commune des Suisses et des Suédois, montra le danger qui menaçait tous les États libres et dit quelle était la belle mission
* Oa plutôt à Kamgtfelden , dans tme conférence.
* Vaterl. Slg.
* Berne se fût plus facilement jetée dans les bras de Gustave. Clle commanda à ses dépotés, Friscbheri et Willadlng de tenter « si les évaogâiques seraient disposés à s'allier à lui. > Itutruaiona du 21 Jatwimr. Elle a câébré la victoire de Leipsic par des actions de grftces poUiqaesL ManueL Voyei 6. Ad, à Btmt, il <^. 81. — VûterL Slg.