‹ Histoire de la Confédération suisse (volume 5)Chapitre 57 sur 75 · LIVRE XI. GUAP. y · texte numérisé non relu

LIVRE XI. GUAP. y

de n avoir pas pris les armes en vain ^ L*ordre de la diète ^ de rentrer dans leurs fa^ers, ne les arrêta pas. Ils jnrirent position à Wyl et publièrent leur intention de protéger Fabbé de Saint-Gall. Zurich^ de son côté ^ fit avancer quelques mille hommes. Alors Rohan crut dev<Nr intervenir. Les deux partis s'étant adressés à Tamitié du roi, son ambassadeur se rendit en hâte sous les murs de Constance et proposa les termes d'un accommodement qui eût déclaré la place neutre , avec garnison suisse, jusqu'à la paix. Mais les assiégés, auxquels le gouverneur de Lîndau, le Fribourgeois Kunig, baron de Billens^, venait d'amener du secours, repoussèrent toute proposition. Féria s'avançait avec 20,000 hommes» Il ne resta bientôt à Horn que de lever le siège, après y avoir perdu quelques mille braves, et de repasser le Rhin^. La France, attribuant sa retraite au crédit de son ambassadeur, ne manqua pas de réclamer la gloire d'avoir sauvé la Confédération *.

* Les mains leur démangeaient de se mettre en .campagne el leors bracquemarts en besogne. Mercure. Une minorité de gens sages ne put se faire écouter. VaU Sig. Le brait coumt que les Espagnols marchaient avec eux sur Znrich. heeéê dee àUteu

^ Âvojcr de Fribourg en 1645. Il y combattit la faction française. Scotti, 41. -- Vat SIg.

* Le i"' octobre. Dans sa Joie , la garnison pilla les villages thurgo- YÎeDS les plus prochains.

* Riri^n s'en vanta. Tons nos historiens l'ont cm sur parole. — « Birkenfeld et Weimar se sont Joints à Horn , et font les trois années 12,000 chevaux et 13,000 fantassins. Sur quoi jugeant le siège douteux et qui pouvait dissiper ces armées-là. Je me suis servi d'une lettre que les XIII m'écrivirent pour me convier à fdre un dernier effort vers Horn. Gè qu'ayant remontré aux trob chefs. Ils ont été bien aises de l'occasion... Pour la défense de la Valteline, il n'y a plus à espérer le secours des Suédois et leur passage par la Suisse, et ont tant de bagage que 200 chevaux de leur part minent plus un pays que 500 de vos compagnies de chevau-légers. • Dépêches du 4 »épi. envoyées par U sieur de la Boque,

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L'étranger avait quitté la Suisse; maia non la db« corde. Le camp de Wyl retentissait de cris de vea* geance contre Zurich* Â ce moment y arriva Kessdring, pour prendre les ordres de ses seigneurs. Biais Uneot pas été plus tôt nommé y cpi^un peuple furieux Feih toura^ le saisit^ le livra à la lortuiie..On voulut n* voir de lui qui avait ouvert le pays aux Suédois. AuGue faiblesse ne trahit son innocence. Vainement, iroyaot l'état cruel où la souffiance l'avait mis^ ses gardios k supplièrent d'acheter sa liberté par quelque afc». Vainement de nombreux Thurgoviens offirireut leur personne pour sa caution et 20^000 flcnrins pour «a rachat. Il fut jeté sur un cheval, le corps meurtri^b Inras en lambeaux, et, entouré de soldats qui Taectbkdent d'injures^ il fut traîné jusqu'à Sdiwyz, où «a supplice recommença. Zurich menaçant de prendre ks armes pour le délivrer, Berne se hâta de conyoqiMr une- diéle. Le jugement dé Kesselring fut remii an dix cantons propriétaires de la Thurgovie ^ L'bfortoâ n'en demeura pas moins dans les prisons de Schw;L Un psautier latin, sa consolation^ lui fut enlevé, poff rendre aux pères capucins sa conversion plus MkM prière resta son unique secours. Sur ces entrefiutes une grande bataille fut perdue à Nordliogen, parte Suédois, et plusieurs de leurs généraux tombèrent M mains du roi de Hongrie ^. Aussitôt les quatre Canloos envoyèrent des députés en Allemagne, dans Tespoir d'acquérir des preuves contre Zurich ou contre leur victime ; mais les députés revinrent sans en rafipxUt

* Le 15/28 octobre. Un et Uoterwald p'ayant pas. envoyé de (Mpnléi. îl n'j ent pas lieo à jugement

* Le 6 septembre.

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aucune. Alors on ne songea plus qu'à se &ire payer les frais de la campagne* Deux Inliets tombés de la fenêtre de Kesselring parvinrent à Zurich. L'un portait : « Il ne faut que de l'argent; » l'autre : x< Aucune guerre pour l'amour de moi; j'ai &it à IMeu le sacrifiée de ma ▼ie. » Un conseil militaire condamna le prisonnier a l'exil, à la perte de l'honneur et à 1 6,000 florins pour frais de guerre et de justice ^ . Kesselring gagna Zurich^ les os brisés parla torture. Un coup l'y attendait, (dus sensible qne tous ceux qu'il avait épvouyés. Zuridi et Berne, ayant livré la somme à laquelle il avait été condamné, se saisirent de ses biens. Zurich crut faire assez en lui donnant une place chétive de secrétaire de consistoire et en déclarant nulle la sentence qui le privait de l'honneur. Le martyr se consola en Dieu K

Tandis que ces choses se passaient, les Espagnols Songeaient à faire repentir la France, et les villes suisses avec elle, du coup dont elle les avait mena** ces. Féria s'avança le long du Rhin, sans respecter toujours la frontière des Gantons. Il tua quelques hommes au colonel Ulrich, qui gardait les frontières de Schaffhouse avec des troupes zurieoises ^, passa le fleuve, eroporU Rheinfelden^ qoe des Suédois venaient de conquérir; puis prenant, pour entrer en Alsaœ, le

« 8,000 de gaerre, 8,356 de frais de justice.

» Vateri. Slg« — Pnppikoffer, 188. — Ara. — Eidgen. Abscbcide. — Fosî, Gesch. wn Tbnrgaa. — Thuig. NeojahrblaU 1806. — Arche Zor. — Laaffer, XIV, XV. — Les Znrîcois se rirent de la campagne des quatre Gantons* • Un gagne-denier eût soiB à porter lears manidons. De peor de violer la neutralité, ils se sont gardés d'approcher de l'ennemi. La faim seule les a atUqués dans leur retraite. » JnciM thwHi.

* Le fer, la faim, les maladies fauchèrent cette armée en peu de mois.

chemin le plus court, il traversa brusquement , etk menace à la bouche, les terres de^ Bàle. Dans le même temps , à rinstigation des agens milanais , les Gantons catholiques envoyèrent à Paris un ambassadeur demander le rappel de Rohan/En leur dictant cette dé* marche , l'Espagne avait un double but. Voulant renouveler alliance avec les Gantons, il lui importait d'éloigner pour quelque temps des conseils les amisde la France. Ceux-ci ne furent pas plus tôt partis qn*elle fit sa proposition. Non - seulement elle fut agréée par les sept Cantons, mais par l'Âppenzell catholique et Tabbé de Saint-Gall , que le langage de la France et la crainte de donner les évangéliques à la Suéde avaient retenus jusqu'à cette heure. Le 30 mars 1634, ils signèrent, dans leur ressentiment, un traité qui, pour défendre la foi catholique, accordait à TEspagoe le passage et lui promettait de couvrir avec elle h Franche^omté. En retour, le roi s'engageait à t^ixt passer par la Suisse seule le transit pour la Lorrainei le Rhin et les Pays-Bas ^ Trois mois plus tard, rxB» ambassade nombreuse, l'avoyer de Luceme en téte^ alla renouveler aussi l'alliance des six Gantons avec h cour de Turin. Jamais plus d'honneurs, même en France, aux jours de Henri IV. Les nombreux députés suisses furent servis, dans de briilans festins, par les seigneurs de la cour. La sollicitude de Madame royale était descendue jusqu'à commander aux officiers de bouehe ^ un soin extraordinaire. La naissance, au oi"

*lSi le roi laisse denx ans se passer sans payer les penSîoDS, lesSui^ sont libres de l'alliance. Les condamnés lai sont promis pour ses fftW^ — Dnmont IV, I, 62. i— Mercnre, 455.

> Scndieridi cnsdn». Les députés, avec leur suite, fonnsieiitofi toUl de i 00 personnes. Ils firent lenr révérence à Madame royale, • 9^^

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