‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 103 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VU · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VU

Peu après, l'Empereur entama une négociation pour apaiser l'affaire de Hewdorf 4&0 . L'Autriche saisit cette occasion et fit les premières ouvertures pour une alliance que la France ne désirait et ne favorisait pas moins que les pays hypothéqués 451 . Ceux-ci déploraient leur situation équivoque, mais Louis ne voulut leur avancer de l'argent pour se racheter et leur donner des subsides 452 , que lorsque une alliance avec la Suisse aurait assuré à l'Empereur le moyen de se maintenir dans cette partie de ses États. Les Confédérés délibérèrent donc 453 sur les moyens de faire cesser loyalement et à jamais les différends avec la maison archi-dueale 464 , d'assurer la paix sur la frontière 455 et la liberté du commerce et des communications ; ils examinèrent en même temps si , dans le cas où une rupture éclaterait entre l'archiduc et Charles au sujet du rachat des domaines, on permettrait au premier d'enrôler en

fédérés ; et que son maître s'efforça de terminer l'affaire à l'amiable. B§~ tèt de Constance , 1*73.

450 L'Empereur « à nos amés et féanx Confédérés des villes et des cantons, alliés de l'Empire;» Augsb. lundi et jeudi après Exaudi 1473. Tschudi. Msc.

*" Les recès font mention d'une négociation qui eut lieu à Constance.

4iî Ouverture que Louis fit faire par l'évêque de Sillinen, et au sujet de laquelle une diète fut convoquée à Zoug pour le 3 août. Jîecc*. Sigismond voulait, à l'égard du roi (comme autrefois de Charles) « être de son hôtel et le servir de corps et chevance. » Les 10,000 francs assignés ci-dessus (à n. 12 ) lui furent sans doute retirés par le roi, lorsque Sigismond entra en relation avec Charles. Sillinen parle d'une indemnité convenable que le roi lui donnait pour ses services.

4sl Mardi* après la semaine de Pâques 1472 ( 1473?), à Lucerne.

414 • Que le prince se désiste, par lettres et sceaux, de ses prétentions sur les pays que nous possédons. • Jb.

kii « (Qu'aucune des parties ne permette à ses villes et à son pays de faire la guerre à l'autre ? •

vu. »4

Suisse des volontaires 456 . L'Empereur, en qualité de chef de la maison d'Autriche , jugea conforme à la prudence d'entretenir ces dispositions, mais de ne pas prendre de résolution définitive, avant de s être abouché personnellement avec Charles au sujet d'avantages plus considérables qu'il espérait pour son fils.

Le duc de Bourgogne, continuant d'étendre ses États, acquit le duché de Gueldre et le comté de Zûtphen 4 ^ 7 . Sa fortune éleva le courage de Hagenbach, qui dès lors crut tout possible , et jugea les nobles aussi peu dignes d'égards que les bourgeois. Au mépris des actes hypothécaires du précédent souverain, il chassa Thûring de Hallwyl de Landesehre 458 , il pressa trèsvivement Mulhouse, dont la communauté était obérée, espérant forcer cette ville de renoncer à la liberté. Il outragea son alliance avec la Suisse et lui promit de l'ériger en capitale de l'Ahace bourguignonne, si elle consentait à être incorporée au duché 469 .

Vers ce même temps (24 juillet 1473) mourut Nicolas d'Anjou surnommé de Calabre, duc de Lorraine 46 °,

**• • Que pendant les quatre prochaines années on permette aux mercenaires d'aller sous ses drapeaux pour une modeste solde. Recèt. Le tout ad référendum.

*" Cette négociation a été racontée brièvement et exactement par IVagenaar, Hist. des Paya-Bas (Getch. der rerein. Niederl.) t. II, iW» elsuiv.

418 « Ce fut une juste punition des nobles : il leur arriva comme aux grenouilles qui choisirent une cigogne pour leur roi. • Schilling, p. 80.

* 5 ' Lettre de Hagenbach. ïbid. 83; il dit qu'il les ferait passer d'une étable à vaches dans un jardin de roses.

La branche masculine régnante de Gerhard d'Egjsheim , cousin des Habsbourg, après avoir régné en Lorraine depuis 1408, s'était éteinte en 4481 avec Charles 111; après quoi lsabeau, fille de ce dernier, apporta ce pays en mariage à Itené d'Anjou , Comte de Provence, roi li-

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