‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 110 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VU · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VU

çaient de l'influence , accepta de l'argent des Bourguignons 627 .

La députation de Bourgogne obtint une convocation des conseils et des bourgeois 528 , et devant cette assemblée elle s'acquitta de sa mission avec une apparence de succès 529 . Lorsqu'elle se fut retirée, les bourgeois 530 demandèrent le préavis de Pierre Kistler, lieutenant de l'avoyer , du trésorier Fraenkli 531 , ainsi que d'autres membres distingués par leur vertu et leur sagesse, et ils se réjouirent de leur unanimité à proposer une réponse satisfaisante. L'ancien avoyer de Bubenberg, ce noble cbevalier, le trésorier, âgé de quatre-vingt-treize ans, et d'autres conseillers notables furent délégués ensuite dans l'auberge vers les députés 532 . Après avoir déclaré, en paroles flatteuses pour Charles, la résolution de ne vouloir offenser ni lui ni le roi, ils exprimèrent le désir que l'on recommandât au bailli Hagenbàch des procédés moins hostiles et plus de

" 7 Compte de Jean de Vurry dans les Mém. de France et de Bourgogne : « à l'astrologue de Berne, par le conseil duquel les Bernois se condui-

• soient, cent florins d'or; » c'est ce que lui donnait auparavant Simon de Cléron.

m t An son de la grosse cloche. • Réponse de Berne.

m II paraissait « qu'ils lesouyssent voulontiers. »

Sî0 On appelle ainsi les membres du Grand Conseil qui représentaient proprement la commune. = Qui le créa pouvoir représentatif? D. L. H. Son institution ; si elle dégénéra , il en faut accuser principalement l'incurie des citoyens. 4 G. M.

M! « Kissiler, le boursier Franquelist • dans la Réponse. On y lit anssi :

• Kassepertde Chanetal» et « Melcnouse » pour Gaspard deScharnach thaï et Mulhouse.

m Les députés auraient préféré recevoir la réponse séance tenante : ils craignaient qu'un membre du Conseil n'y changeât quelque chose. C'est pourquoi on leur délégua exclusivement des hommes respectables, amis de la paix.

vu. i5

retenue dans ses propos et ses actes. Ils racontèrent ses vexations envers les Strasbourgeois et les Bàlois leurs amis , l'oppression des Mulhousois , leurs alliés , et les outrages prodigués à tous les Confédérés et surtout à Berne 533 , si publiquement qu'il cherchait à les excuser par la plaisanterie, mais qu'il n'osait pas les nier.

Après avoir disculpé Hagenbach de sou mieux , la députation se rendit dans les cantons où l'influence de Jostde Sillinen lui était le plus opposée 534 . La plupart des premiers magistrats étaient absens : car tout s'embrouillait de façon que les diètes se multipliaient.

Le conseil de Lucerne , sans convoquer la commune 535 , donna une réponse tranquillisante. La députation fut reçue respectueusement par la landsgemeinde d'Unterwalden 530 . ce Nous nous réjouissons singulière- » ment de ce que le puissant souverain de Bourgogne » n'oublie pas notre pauvre et simple république 537 . » Notre marchandise, c'est le bétail et ce qu'on tire du » bétail 538 . Le commerce va mieux, tout esta meilleur

«Parla char Dieu, vileins, vous passerez par-là. Je suis baillif . des Alliances (des Confédérés) et seigneur des meilleures maisons qne • les Bernois ayent. • Réponse.

bU Originaire du pays de Schwyz , prévôt du chapitre lucernois de Béronmûnster.

M5 La constitution, en effet, pouvait paraître ne pas y obliger pour un cas semblable. La commune devait délibérer sur la conclusion des négociations diplomatiques , et non sur chaque modification. Qui sait si le prévôt Savait pas un fort parti.

586 Elle se réunit au nombre de 400 hommes. A • Ondewal et Ondic.wal • aussi (comme ils appellent le Haut cl le Bas Unlerwalden) , la plupart des hommes auront été «en sauvage» ( sur les Alpes).

3Î7 • Remerciant de la souvenance de si pauvres simples gens. •

538 Nos « fruictages, . beurre, fromage, de toute espèce et de toute forme.

Page 1