LIYRK IV. CHAP. VIII
Fribourg, de Soleure et de Bienne, et plus tard celui de tous les Confédérés, parce qu'il y allait de l'honneur national 116 ; sans attendre leur réponse, ils envoyèrent à la rencontre de la troupe qui revenait , la bannière de la ville de Berne sous les ordres du chevalier de Diessbach 117 , avec environ deux mille cinq cents hommes 118 ; il était chargé de ne lui épargner ni les reproches ni les menaces 119 . Les cantons intérieurs, que la moindre dépense mettait dans l'embarras, n'étaient pas prompts à se mouvoir 120 ; Fribourg envoya l'un après l'autre plusieurs détachemens 121 ; de Soleure, de Bienne, il vint des renforts assez considérables, même de l'artillerie 122 . Diessbach rencontra la troupe victorieuse qui rapportait deux bannières conquises ,
ila Berne délégua Barthélemi Iluber , membre du conseil , à la diète de Lucerne. Lettre de la ville de Berne.
447 Ce Nicolas de Diessbach était cousin de l'ancien avoyer. Lettre n. 102 ; Schilling. Jean de Hallwyl , son beau -frère , était auprès de lui.
4,8 « Une troupe considérable de braves gens d'entre nos sujets. » La chanson de Guy W eber sur l'expédition de Pontarlier parle de 4000. « On
• dit à l'ours de Berne que les siens étaient assiégés. Il aiguisa ses on-
• gles, et prit avec lui 4,000 hommes; on entendit alors siffler joyeu-
• sèment. » Le renfort subséquent est sans doute compris dans ce nombre. La chanson se trouve dans Schilling.
On leur déclara qu'on n'oublierait pas leur faute, qu'ils devaient sons peine de mort, marcher avec Diessbach. Ordre à Henri de Banmoos (membre du conseil. Anshelm) et au banneret Achshalm, qui peut-être commandèrent les 1300.
410 Us dirent • qu'ils étaient pauvres et, dans ce cas, simples auxiliaires. » Berne répondit : ■ Nos pères n'en ont pas agi ainsi envers les Confédérés. • Lettre des Bernois à leur milice en campagne. = Avec de telles excuses, quelle mesure vigoureuse pouvait avoir lieu? Berne avait refusé jadis de combattre à Sempach. D. L. H.
424 D'abord sous Pierre de Faussignie. Chron. frib.
m Les Soleurois payaient à chacun de ceux qui menaient les coulevrines deux plapparts et trois rappes par jour. Haffner.
beaucoup de drapeaux , un riche butin. Au premier mot de reproche , on put à peine modérer leur ardeur à revoler au combat 123 ; lui, d'un pas ferme, les ramena vers Pontarlier. Toute la population de la contrée prit la fuite. Le feu et le fer à la main , il multiplia la terreur. Croyant avoir prouvé que les Suisses ne craignent pas l'ennemi, il se disposait à rebrousser chemin , lorsque tout-à-coup, dans une vaste plaine, la cavalerie ennemie se déploya devant lui en cinq divisions, chacune de deux mille hommes. Sans balancer un instant, Diessbach mit ses flancs à couvert par une barricade de chariots, rangea sa troupe en bataille, et offrit le combat avec tant d'intrépidité 124 , que l'ennemi, bien que supérieur en nombre , jugea prudent de disparaître en hâte. Sa rapidité le mit à l'abri de la poursuite m . Diessbach se dirigea vers le Jura ; il rencontra le chevalier et ancien avoyer Pétermann de Wabern , qui lui amenait deux mille hommes de troupes bernoises avec des renforts de Fribourg 126 et de Baie l27 . Berne avait sommé Bâle et le comte Oswald de Thierstein, bailli autrichien d'Alsace, l'un sérieusement ,28 , l'autre avec
121 Berne aux capitaines et aux con&illers qui sont en campagne : • AgÎ5- » sez prudemment, selon votre haute raison, afin que vous rapportie* » intacts notre bannière et l'honneur de nos armes. » Mercredi iv. George, à 9 heures du matin, à la hâte.
124 «Dans l'idée de livrer bataille, ce qu'ils désiraient de tout leur cœur. » Schilling.
m «On ne put malheureusement pas les atteindre, parce qu'ils étaient tous à cheval. » Id.
126 Sous Willi Tcchtermann. Chron. frib.
I2 ' 500 hommes d'infanterie, 24 cavaliers. Wwrstisen.
128 Lettre n. 123. Lorsque Schilling raconte que Bâle marcha devant Grandson sans avoir reçu de sommation , cela veut dire probablement que la sommation ne désignait pas cette ville.