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LIVRE IV. CHAP. VIII

d'Unterwalden 197 ; plusieurs citoyens de Zoug 198 et de

Soleure 199 reçurent au moins quelque chose. Les administrations publiques de Berne, de Lucerne , de Zurich et de Bienne obtinrent des secours assez considérables 200 . Il est probable que les Fribourgeois n'acceptèrent rien, et que les Glaronnais et le peuple des cantons forestiers n'étaient pas encore familiarisés avec ces sortes d'habitudes.

Peu après, l'Empereur, à la tête de quatre-vingt mille hommes 201 , rompit l'alliance faite avec la France et la parole donnée aux Suisses 202 ; sacrifiant en même temps le ducde Lorraine et l'archiduc Sigismond, il fit alliance avec Charles, afin d'obtenir pour son*fils la main de l'héritière de Bourgogne 203 . Ce fut le margrave de

i97 Aux landammanns Foreset (Frics? ) et In der Gassen, d'Uri; aux scbundamans (landammanns) In der Halden etLruffer (Auf der Mauer?) à Finit (Schwys) et à l'ammann Hensli de Wndeawalden (HautUnterwalden) , à chacun 100 livres.

«» A l'ammann Schell , 100 livres.

* M Au greffier de Soullore, 100 livres.

»• Berne, 6,000 ; Lucerne , 8,000; Zurich, 2,000; Bienne , 300 livres. Le tout indépendamment des 20,000 livres publiquement stipulées en faveur de tous les cantons. De celles-ci Soleure reçut 1503 florins 17 kr. 2 fennings, (Haffner) , mais rien de la somme secrète.

Ml Il se trouvait là 15 princes souverains , 65 comtes, 10 évêques, la milice, de 68 villes, 600 chevaliers , 4,000 nobles d'un nom illustre. Bullinger.

mi Edlibach : • La sommation de cet empereur alluma la guerre. » Stumpf, 695 b i • Ce soufflet fut la récompense de ceui qui , pour obéir aux ordres de l'Empereur, attaquèrent Charles. » Bullinger : * L'Empereur pensa : si Charles triomphe, ma maison sera vengée des paysans ; s'il tombe, on sera débarrassé de lui. » (La paix est du 17 juin 1475. Hœberlin, VII , 80 et suiv.) = C'est à quoi devaient conduire les beaux projets des Bernois et de leurs adhérens. D. L. H.

SU Maximilien le raconte lui-même. Roo, 283 : « C'était un article secret que l'Empire devait ignorer. .

Neuchatel, l'ami des Confédérés, qui négocia cette paix 204 . Louis XI s'empressa de conclure avec le duc Charles une longue trêve 205 , dans laquelle il abandonna la ligue inférieure 206 ; loin de faire une réserve en faveur de Berne et des Confédérés auxquels il avait promis assistance contre le duc 207 , il accorda à celui-ci le passage pour marcher contre eux 20 *; il espérait encore le mariage du dauphin et de la riche héritière 209 \

m Hœbtrlin, VII, 80.

»o* Pour neuf ans; traité à Souleuvre dans le Luxembourg, 13 sep-' tcmbrc 1475. Comines, II, û09.

208 Article séparé sous la même date, mais de Soissons, ibid. 619 > « Mondit S' de Bourgogne mettra en ses mains ses comtés et pays de » Ferrctte et d'Aussoys et autres villes et places à l'environ , les réduisant > par puissance d'armes ou autrement, ainsi que bon lui semblera, en

• son obeyssance plaine et entière. »

207 « Si amici nostri (les Confédérés) cum Duce inprssentiarnm

• gwcrris se involverint, tune in continent* debemus et volumus contra

■ eundem g w erras cura potentia et manu movere; omni dolo et fraude

■ semotis. • Confirmation de l'alliance faite avec eux pour toute la durée de sa vie. Ibid. 377. On aura dit qu'on n'était plus «inprssentiarum. • Cependant ils avaient déclaré la guerre au duc immédiatement après la conclusion de cette alliance, parce qu'ils s'y confiaient

î08 K. 206 : «Au cas que ceux de Berne et leurs alliés feront à mu

• de Ferrelle et d'Aussoys, leurs alliez, assistance et faveur, mondit S r de

• Bourgogne pourra contre eux procéder par armes, comme il lui » plaira , et ne Leur donnera le roi aucun secourt. »

*«« Hœberlin, VII , 90 et suiv. Le duc avait coutume de dire à ^cs confidens : • Le jour où je marie ma fille, je me fais moine , de la règle la » plus rigide. »

* Et voilà comme on se joua d'eux. Si Diessbach et les autres n'avaient pas été vendus , et si , par suite de leurs coupables intrigues, la direction de ces scandaleuses négociations n'avait pas été secrète, nul doute que les gens de bien n'eussent travaillé à une réconciliation avec le duc de Bourgogne contre l'Empereur et Louis XI. D. L. 11. = «C'est ainsi, dit M. Zellwiger (II, 96 ) , que la diplomatie de cette époque trahit les Confédérés, tandis qu'ils exposaient leur existence à un péril extrême et qu'ils sacrifiaient la vie de tant de braves pour fonder la grandeur future

. uvke nr. chap. rnii 303

Les Suisses, se confiant en leurs forces, et assez sûrs que les princes se tiendraient encore moins parole les uns aux autres qu'à eux , continuèrent la guerre de Bourgogne, et soulevèrent celle de Savoie.

La fortune semblait favoriser l'ennemi : il enleva, pilla, brûla àl evèque de Baie son cbâteau de Chavillier 2,0 peu distant de Porrentrui, sa résidence. Cet évéque était Jean de Venningen, seigneur intelligent, ami de

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ge dans ses dépenses , surtout pour des constructions utiles et dignes d'un prince 2I2 , versé dans les affaires et les sciences 213 , babile à éviter la guerre 214 , courageux quand il fallait Tétre 21 5 . Mais le peuple trouvait mauvais qu'il prit pour lui le tiers du butin fait à la guerre 216 ; la ville de Baie , justement offensée par une ordonnance du chapitre , l'abandonna dans cette conjoncture.

Les chanoines appartenant tous à d'anciennes familles nobles , en vertu non d'une loi , mais de l'usage 217 ,

de la France et pour miner le duché d« Bourgogne , qui alors tenait la France en échec • CM.

»• Voyex Wwr*ti*tn, 473 et suit.

m « Iligidus in corrections » Nie. Gerung, Chron. epp. in Scriptt. minor. rer. BaitL, t. L

« Notanter in strucluris fortalitiorntn sive domorum ecclesis. • m • Bfuttnm praclicus ( «peut-rucc* cWp, aurait dit Xénophon) in nego

• tiis, omnia officia célébrât, libros legit et diligit , mu Hum agi lis in

• temporalibus. »

*" « Diversas impeliliones habuit , et sua prudentia ita egit , qnod

• nunquam est usus annis , » jusqu'à celte grande guerre. 115 • Agilis etiam in annis t tempore nécessita tis. »

sie ypuritisen, k7 h- Sa réclamation paraît équitable; le souverain du pays ne supportait-il pas une partie de l'armement et beaucoup d'autres frais?

,l7 Liste de 1475 dans FTurstiien, 4741 ; là Pierre Zum Lufl (du moins) <st d'une famille bourgeoise.

avaient tout-à-coup fermé l'accès du chapitre aux bourgeois 218 , et rompu toute communauté avec eux 218 . Il est difficile de dire si ce statut, désiré depuis long-temps par le chapitre 220 , et qu'ils établirent ailleurs encore 221 , s'écartait plus de la justice ou de la prudence. Parmi les biens temporels du clergé, très peu étaient des fondations de famille ; la plupart et les plus considérables avaient été donnés par des Empereurs et d'autres princes, même par la noblesse repentante, à la grande institution morale qu'on appelle l'Église , et non à la mollesse oisive de leurs descendant La bourgeoisie, du sein de laquelle principalement s'élèvent les directeurs de l'opinion publique , se fâcha ; aussi bientôt après 222 vit-on la chute des chapitres. Ils bravaient la voix du peuple , et n'avaient point d'armes : et pourtant les soldats aussi font partie du peuple.

Avant la prise de Chavillier déjà, les Bâlois déclaraient que c'était à ceux qui prétendaient dévorer seuls les revenus de l'évêcné, à le défendre; le succès enfla l'audace des Bourguignons au point qu'ils firent trembler l'évêque pour sa résidence magnifique, bâtie par lui-même 223 , et qu'ils brûlèrent quarante villages des

311 fVur$ti$en t L c, à l'occasion d'Arnold Zum Luft , neveu de Pierre, qni trouve moyen de s'insinuer dans le chapitre.

319 Les chapelains même doivent s'abstenir de fréquen ter les tribus et sociétés bourgeoises, et ne pas faire faire leurs testamens sans le doyen du chapitre ou par d'autres que par l'ofllcial ecclésiastique. Ibid.

330 Voy. Décret. Greg. 1 II , 8 , 37 , comment le chapitre de Strasbourg fut réprimandé à ce sujet par le pape Grégoire IX.

331 A Augsbourg , sous l'évêque Jean de Werdenberg, qui ressemblait sous plus d'un rapport à l'évêque de Baie. Fuggtr, p. 826. Dans celte même année 1475.

333 Au siècle de la réformation.

*** Ûérung dit du château de Porreulniy i ■ de novo quasi funditus . œdificavit , ita sumtuose quod sufficcret. Papa? aut Imperatori. •

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