‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 148 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VIII

avoir mis le feu. On avait envoyé à Bâle le bled enlevé, pour en faire de la farine et du pain qu'on attendait impatiemment. Les guerres de destruction portent leur châtiment avec elles; les moulins étaient brisés, abandonnés 233 ; plus de marché, là où régnait la terreur; un séjour prolongé eût produit la famine \ Même pendant l'hiver il ne s'était pas écoulé de semaine sans quelque action 234 ; maintenant il ne se passait pas de jour sans une entreprise 235 . Monbi, Nan et Nan-la- Roche furent réduits en cendres 236 . Les Alsaciens essuyèrent un échec devant Grammont 237 , faute d'une discipline comme celle des Suisses et d'une persévérance qui répare tout 238 .

Tandis que la ligue inférieure poussait vivement la guerre en Franche-Comté, le duc René la sollicita de défendre la Lorraine 239 . Tel était aussi le désir du bailli autrichien Oswald, comte de Thierstein. Les autres ne pouvaient guère croire qu'il voulût marcher

ni La Chron. frib. leur fait ce reproche.

é Les Français ont eu le déplorable talent d'organiser ce service de destruction de manière à ne jamais manquer de rien, sauf dans les pays où les peuples ont résisté indépendamment de leurs gouvernails. D. L. H.

Uk Edlibach, qui raconte divers faits que nous passons sous silence.

*" « Ils n'avaient de repos ni jour ni nuit » Schilling. « Qui vit jamais actions plus rapides ? » Guy fVéber, Chanson sur l'expédition de Biomont.

2,6 Schilling t m Us firent monter les châteaux vers le ciel. • Guy W éber en nomme encore d'autres.

" 7 Dix-huit sur qaasre-vingts furent tués; quelques-uns périrent dans un étang. Schilling,

*" « S'ils avaient marché en bon ordre et qu'ils eussent résisté en hommes, il ne leur serait rien arrivé. • Schilling, avec une belle morale.

*" Le duc faisait partie de la ligne depuis la journée de Colmar, dans les premiers mois de 1475. fVurstisen*

avec une si petite armée contre les Forces encore intactes de Charles , dans un pays où il était facile de lui couper la retraite 240 ; on le soupçonnait bien plutôt de ne vouloir pas soutenir les alliés contre Biomont. Biomont sur le Blauenberg, château fort qui dominait une petite ville plus florissante qu'aucune autre de la Franche-Comté 241 , menaçait par sa situation Montbelliard, Porrentruy, la ligue inférieure, plusieurs routes importantes 242 . Son possesseur, le maréchal de .Neuchàtel, était ami du comte de Thierstein. Le comte put à grand'peinese soustraire à la colère du peuple 243 . Le conseil de la guerre ayant approuvé son expédition en Lorraine, l'infanterie refusa d'y suivre son général 244 . La cavalerie le suivit; Hartmann d'Eptingen conduisit les fantassins devant Biomont 24& .

Des murs de dix-huit pieds d'épaisseur 246 , de forts boulevards, toutes les armes nécessaires à la défense, des provisions abondantes, une garnison habile et résolue, faisaient la sûreté de ce château qu'on voyait briller au loin 247 . Il fut assiégé par quatre mille hommes 248 pourvus de quatre énormes pièces de siège 249 et d'autres

**• Si les deux Bourgognes se levaient derrière lui , et si Charles fermait quelques passages, p. e. ceux qui conduisaient à Markirch et à

Zabern.

*** Bullinger.

**i Espèce de bifurcation des chemins d'Alsace et de la Franche- Comté. Schilling nous apprend comment on en avait abusé. »" 11 fut obligé de se rendre invisible. Wwrttiun. *** Edlibaeh.

t" fV*muen, Stettler.

**• Zollner dans la chanson sur Biomont, dans Schilling.

**' «Le toit était superbement construit et l'or y brillait » lbi<L

*" Évaluation d'Edlibach. \

**• L'Autruche de Strasbourg, la Petite Catherine ou la Bannerelle

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