‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 150 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VIII

née; ses fils étant en bas âge 268 , il laissa la direction de sa fortune et de son parti à Guillaume son plus proche parent et, indépendamment de ce lien, son meilleur ami par les qualités de l'âme 259 . Le chevalier fut solennellement enterré dans sa propre chapelle à l'église de Saint-Vincent à Berne 260 .

La maladie qui mit fin à ses jours pénétra dans la ville assiégée ; le commandant 261 , une grande partie de la garnison et du peuple succombèrent; la tristesse, le découragement s'emparèrent surtout des Lombards; d'une position qui dominait la ville , le grand canon de Strasbourg répandit la terreur dans toutes les rues 262 ; on apprit la faiblesse et l'éloignement du secours 263 , ainsi que la force des nouvelles troupes bernoises; Biomont se rendit; c'était la première forteresse de toute la Bourgogne 264 . On en vit sortir quatre cents cavaliers et fantassins , heureux d'échapper à la peste

de ses talens 1 1° il avilit les magistratures de son pays en devenant chambellan de Louis XI ; S* il fut , sinon le premier corrupteur de sa nation , du moins celui par qui la corruption s'organisa d'une manière régulière, et il participa à celte corruption en recevant une pension ; 3 ° il contribua à rétablissement fatal d'une influence française; a* il exposa sa nation à une guerre impolitique, non nécessaire, dans laquelle elle devait succomber. D. L. H.

168 11 s'était marié fort tard.

**• Amhelnu

W Idem.

*" Dans Schilling le sire de Biomont. Nous avons préféré une désignation moins précise , parce qu'il ne nous est pas possible à présent de découvrir qui c'était Thiébaut de Neuchatel avait été fait prisonnier par les Français peu auparavant.

Mt Edliback. Schilling rapporte comment du haut d'un bois ils tirèrent par-dessus un large fossé , « ce qui aida singulièrement. •

*" D'après la lettre n. 257, le bâtard traversa la Savoie avec 400 chevaux; ci-dessus n. 10a.

Schilling.

i>«2 HISTOIRE DE LA SUISSE.

et à la vengeance 265 ; beaucoup de nobles, les bourgeois, les Femmes, les enfans, emportant des choses précieuses, pleurant à chaudes larmes leur belle ville, enfin quarante prisonniers de guerre, rendus méconpar une longue et dure captivité, mais ranimés par les douces espérances de la vie. Les bannières suisses qui approchaient 266 , mécontentes de retourner dans leurs foyers sans avoir rien fait , hâtèrent leur marche. Ornement du château de Biomont, les seize boules d or qui brillaient au loin furent enlevées 267 ; huit tonneaux de poudre, l'artillerie 268 , des provisions pour deux ans 269 , emmenés; tours, murs, créneaux, brisés, minés par le fer et le feu; la ville, incendiée et ruinée de fond en comble avec des cris sauvages 270 .

Avides d'exploits, après avoir congédié l'infanterie strasbourgeoise, nécessaire pour la défense de sa propre ville, les bannières portèrent devant Grammont leur soif de pillage et de vengeance. Situé dans une position forte du bailliage d'Amont 271 en Franche- Comté, ce château avait une bonne garnison. Les

166 «S'ils veulent maintenant venger Tassant, ils nous assommeront tous , • disaient - ils avant l'assaut avec assez de raison. Chanson de Zollner.

J66 w urs ti scn évalue les troupes de Berne , Fribourg et Solcure ensemble à 3,000 hommes } Baie en avait iîOO. Jacques Felga commandait les Fri bourgeois. <

U 7 On les donna aux Strasbourgeois à cause des grands frais que leur avait occasionnés l'artillerie. Schilling; Bullinger.

" 8 On laissa à chaque homme de la garnison ses armes.

se 9 fVurstisen.

™ « On le brûla avec grand bruit. Quiconque l'avait vu briller d'une » splendeur royale déplore sa grande beauté en le voyant misérablement

• en ruines. » Zollner.

171 Situé dans les montagnes ; le bailliage d'Aval , dans la plaine.

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