livre iv. ciup. vin
Suisses , restaurés par un déjeûner , arrivèrent devant ses murs après matines; la garnison, sûre de recevoir du secours, se prit à rire. Les Confédérés, les arquebusiers surtout, s excitèrent mutuellement à un acte d'audace, escaladèrent la montagne, et abattirent la solide porte de la première cour. La garnison perdit courage, principalement lorsque de leurs bras vigoureux les guerriers firent avec leurs hallebardes et leurs piques sauter des pierres à l'entrée de la cave où la muraille était sans doute moins épaisse. La cave prise, le via alluma la fureur 272 ; l'armée entière approcha ; à cette vue, les Lombards, gens les plus détestés de tous, songèrent à se confesser bien plus qu'à résister. Le bâtard de Grammont chercha sa sûreté dans la tour. La mort en surprit un grand nombre aux pieds du prêtre; d'autres, qui s'enfuirent déguisés en femmes, inspirèrent de la pitié; quelques hommes seulement se sauvèrent, grâce à la rapidité de leurs chevaux et à la connaissance du pays 273 ; on épargna le bâtard et trois de ses compagnons, parce qu'ils firent avec franchise les révélations qu'on leur demanda m .
A l'instant même les Confédérés redescendirent la montagne; la terreur inspirée à Grammont leur livra le château de Valant. En chemise, le bâton blanc à la main, la garnison sortit la vie sauve m . Grammont et
Valant, emportés en quatre heures, avec la perte d'un
* 71 Le vin qu'ils hissèrent couler leur allait jusqu'aux genoux. « On s'égaya avec cet excellent vin et l'on en but à cœur joie. » Schilling.
Wi « Et malheureusement, . dit Schilling en se lamentant , tonne les atteignit pas. .
* 7 * « On le conduit ensuite avec honneur dans la ville de Berne. • Zollner. Voyez aussi la Chron. frib. " r .
876 On était au mois d'août.
seul homme, victime d'une méprise au milieu de la mêlée 276 , furent livrés aux flammes; on rasa Varambon, manoir d'une grande famille, dérivai, Clémont; en six semaines m douze châteaux 278 et trois villes 279 . Mais la disette et la maladie désolaient le pays ; l'armée se dispersa. Strasbourg honora les Bernois, moins encore par le remboursement de la dixième partie des frais de la guerre 280 que par les témoignages publics de sa gratitude pour les effets de la présence de leur bannière respectable et victorieuse et de leurs bataillons héroïques 281 ; au départ, on se jura, en hommes, une amitié active 282 .
Depuis que Charles avait fait une alliance avec Sforza, on levait en Lombardie et en Italie, pour le service de Bourgogne, force troupes qui prenaient leur route par la Savoie, pays allié aussi. Yolande secondait l'ennemi du roi, son frère, et ne s'émut point des représentations de la ville de Berne ; pour tous les intérêts de sa maison 288 et pour les affaires du
,7< II fat tué par un des leurs. Edliback,
177 Strasbourg paya un mois et demi de solde aux 400 Bernois qu'elle avait demandés. Schilling, * n Zotlner dans sa chanson.
Liesle, Biomont, Clérival
Ils donnèrent aux troupes bernoises 800 florins pour argent de cuisine (pour se bien traiter) ; cette expédition avait coûté au gouvernement 8,000 florins. Schilling. U parait que la première somme fut remise aux autorités pour qu'elles en disposassent à leur guise; nous lisons dans la Chron. frib. que le gouvernement de Fribourg , ainsi que celui de Berne , distribua une somme semblable aux troupes.
»« Lettre de Frédéric Bock, chevalier, des Maîtres et Conseils de Strasbourg, lundi après l'Exaltation de la croix , 1475, dans Schilling.
»* Ibid.
18 1 P. e. le mariage de sa fille Louise avec Hugues de Château Guy on dont nous avons vu tomber les manoirs. Note de la dachesse, lorsque