‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 152 sur 178 · livre iv. ciur. vin · texte numérisé non relu

livre iv. ciur. vin

pays 284 elle partageait décidément l'opinion de Charles. Les Lombards passaient tantôt le Saint-Bernard , tantôt le mont Cenis 285 , insultant à la pauvreté transalpine; dans le Pays-de-Vaud, on appliqua leurs propos aux Allemands; on en fit des plaisanteries et des caricatures 286 . Les bergers résolus du Haut Sibenthal s'en fâchèrent; de concert avec leurs voisins ils descendirent dans la plaine; les Bernois, qui ne voulaient pas une seconde guerre, n'empêchèrent les hostilités qu'après bien des efforts 287 . Le comte François de Gruyères, maréchal de Savoie, vint à cette occasion à Berne avec cinq gentilshommes et fit des promesses, probablement intéressées 288 : plusieurs princes savoisiens, oncles du duc, étaient mécontens de la conduite d'Yolande 289 . Elle, toute bourguignonne, n épargnait ni peine, ni promesses 290 , ni présens 291 , ni outrages 292 , pour détacher les Confédérés de la France en môme temps que

l'ambassadeur bourguignon t Antoine de Montjen , retourna vers son maître, dans Guichenon.

*■* Comme au sujet de l'élection encore contestée de l'évéque de Lausanne (voy. chap. VII , n. 659 et suiv. ) , sur laquelle on compromit entre les mains de Charles. Instruction de Montjeu.

M5 Les Bernois le nomment Montsanis , dans Schilling , 216*, ce qui rappelle le Sanestsch et Sanen ( Gessenay ) , et fait naître l'idée d'une racine commune pour la désignation de certaines montagnes.

«• P. e. à Vevey. Schilling, 214.

187 On dit pourtant qu'ils incendièrent çà et là. M ô seing.

188 Son existence dépendait en grande partie de la bienveillance des Bernois.

U9 Romont et l'évêque de Genève étaient partisans de la Bourgogne. Elle promit les 80,000 florins que Sigismond offrit à Charles pour le rachat , outre des pensions plus considérables que celles de la France. Schilling, 217.

* M Surtout en argent et en soie. Ib 'uL Des sujets de Berne se laissèrent employer pour cela.

a " Lettre de la duchesse à la diète de Lucernc, Moncalieri , 21 janvier

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de Berne ; elle écrivit aux sept Cantons, à la ligue inférieure 293 , à l'Empereur, aux électeurs les plus puissans m , comme munie des pleins-pouvoirs du duc, pour arranger tout le différend. Elle offrit même aux sept Gantons une alliance. I e comte de Romont, son beau- frère, animé des mêmes sentimens qu'elle et qui se proposait de joindre Charles, ne craignit pas de se rendre auparavant à Berne. Si , en qualité <Je général bourguignon, il était obligé de conduire des bourguignonnes contre une armée autric débloquer Héricourt, il se justifia habilement î9& ; il présenta les alliances de sa maison avec Berne, sa haute estime, son amitié, sous des couleurs si séduisantes, recommanda son pays aux Bernois , pour le temps de son absence, av e un abandon si confiant, qu'il fit naître les meilleures espérances et fut honoré de plus de présens que d'autres amis de la ville 296 ..

Berne résolut d'aller à la rencontre des hordes lombardes. Les habitans de Château -d'Oex et du Gessenay, sujets de Gruyères, com bourgeois de Berne, découvrirent que le sire de Torrens , seigneur d'Aigle, avait reçu chez lui deux cents Lombards et qu'il >tait les amener au duc. Eux, d'après le plan et

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1475. Schilling, ©te Berne à la diète de Lucerne, 9 août i • Us espèrent que les Confédérés les croiront , comme habitués à dire la vérité. » Les Confédérés répondirent avec indifférence a la proposition d'une alliance ; ils dirent qu'elle était inutile; que si la Savoie s'entendait bien avec Berne, ils en étaient aises. Berne à Dicabach, 18 avril. m Strasbourg, Bâle. 76«f.

*»* Albert Achille de Brandebourg , Ernest de Saxe. Ibid. L'électeur palatin Frédéric inclinait pour la Bourgogne , indépendamment de cela.

MS C'est pour cela aussi que le flfciréchal de Bourgogne fut regardé comme général en chef; ci-dessus, n. 29.

m On lui fournit pain, viande , poissons , avoine, etc. Schilling, 224.

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