‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 154 sur 178 · livre iv. cuap. tus · texte numérisé non relu

livre iv. cuap. tus

Les Hauts-Valaisans se rattachaient à Berne 806 , aux Waldstetten 307 , et suivant leurs anciennes habitudes aux Grisons, leurs égaux. Les dangers de l'époque exigeaient que l'on se concertât. Peu de jours après l'événement d'Aigle , Berne députa l'avoyer Nicolas de Scharnachthal , à peine de retour de l'expédition de Biomont, et le greffier de la ville, le docteur Thùring Frickard 308 , par la Gemmi à Louèche , où l'évêque de Sion, Walther Uff der Fluh , le commandant de la contrée Anshelm Auf der Eggen , et un grand nombre de députés des dixains 309 et des communes du Valais 310 formaient une grande Diète. Les circonstances critiques , l'audace des Lombards, la duplicité de la Savoie, les alliances des ancêtres, l'amitié des Valaisans et des Oberlandais bernois engagèrent sans peine la majorité desassistans à former une alliance perpétuelle 31 K m Li- » berté de commerce et de communication sans aug- » mentation des impôts et sans droit de conduite. Equi- » table justice, la même pour tous et secours mutuel

m Alliance 1466.

107 Alliance perpétuelle avec Lucerne, Uri et Unterwalden , 1473.

Sttimpf, 608 , a.

m Outre l'ancien banneret Urbain de Mobleren. Acte d alliance, 7 septembre 1475 i > Les nobles, sévères et $avans ( a cause de Frickard ) , etc.

,M Brigue envoya son assentiment par écrit; la peste régnait au Simplon. Acte d'alliance.

M0 De Sion , un Von der Fluh ; de Sierra, le gentilhomme An de m Heimgarten ; la plupart ont des noms passablement étrangers ; de Viége, nn de Riedmatten ; un Kalbmatten ( Kalberraate ).

511 Louèche s'y refusa le plus long temps. • Gela nous cause quelque » peine, vu que nous leur sommes très-attachés comme voisins; cepen- • dant cela ne nous détournera pas de notre projet • Berne à l'évêque de Sion, 10 septembre 1475.

» pour la faire respecter 312 . En cas de doute, arbitrage » de deux conseillers de Berne et de deux Valaisans , » tous quatre choisis par l'évêque 8ia . Si lune des par- » ties fait la guerre à une plus ancienne alliée de Tau- » tre partie et qui ait le droit de requérir son secours, » celle-ci fera tous ses efforts pour ramener la paix, » mais à la fin elle devra se soumettre aux exigences du » devoir et de l'honneur 3U . Du reste, on s'enlr'aide mu- » tuellement selon ses ressources 315 . S'il arrivait (ce » qu'à Dieu ne plaise !) qu'une guerre éclatât entre la » ville de Berne et la maison de Savoie, que la pre- » mière s'en rapportât au jugement de l'évêque et du » pays du Valais , mais que (ce dont nous préserve le » Ciel! ) la cour persévérât dans ses projets de guerre, » le Valais emploierait ses forces à soutenir les droits de » la ville de Berne 816 . Chaque partie protégera les con- » quêtes de l'autre. Si Berne se sentait engagée par » l'honneur à marcher au secours de la Savoie , elle se h bornerait à défendre la frontière savoyarde 317 ; les » autres défilés et points de contact entre Berne et le

811 Extradition réciproque des malfaiteurs ; si on les juge par contumace, leur bien échoit au juge qui siège.

S!> Si l'évéque et le chapitre comparaissaient avec la Savoie devant Berne pour des affaires de l'Église, quelques abbés, prévôts ou prélats devront siéger dans le tribunal (en raison des droits ecclésiastiques). Explication de Code d'alliance, dim. av. St. -G ail, 1475..

114 Ils ne croyaient pas, ces anciens , que la convenance tranchait les questions.

* 16 Permis à chaque partie d'enrôler dans le pays de l'autre autant de gens qu'elle veut

118 Si le Valais en appelle à Berne contre la Savoie, tous les conseillers liés à cette maison par des fiefs doivent se récuser.

1,7 Explication n. 813.

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