livre nr. chap. vm
Romont et sa postérité , jurèrent ûdélilé pour toujours à Berne et à Fribourg 353 . Ces deux villes garantirent les anciennes franchises et se réservèrent de les étendre 364 ; du reste, elles se substituèrent à tous les droits et à toutes les jouissances du précédent seigneur 355 . Ainsi qu'autrefois il y avait appel des tribunaux inférieurs au tribunal supérieur du Pays-de-Vaud à Moudon, et de là à la cour de Chambéry, autorité judiciaire suprême de la Savoie; à l'avenir on devait en appeler d'un bailli fribourgeois à Berne, d'un bailli bernois à Fribourg.
Les Suisses épargnèrent Avenches sorti des ruines de l'ancienne capitale de l'Helvétie, sous le patronage vénéré de Notre-Dame de Lausanne 356 . Dans la plaine
,M Revert des baillis , conseils et bourgeois dans la collection de liai 1er. - Il n'est fait aucune mention des autres branches de la maison de Savoie ; les vainqueurs supposèrent une division des domaines , ou bien leurs parens se trouvèrent au nombre des ayant cause. Peu auparavant, le S juillet , tous les fiefs aussi en dehors de cette branche avaient été déclarés aliénables. Édit de Moneatier , dans Guichcno*.
u * Dans le Revers. Pour qu'ils ne mendiassent pas auprès des Empereurs qui passeraient, ou de quelque autre manière, une indépendance complète ou du moins plus grande. =s» Cette ruse, qui n'est qu'nn • corollaire du nouveau système de domination que l'historien reproche aux gouvernement Suisses d'alors, eut son effet : Morat demeura sujette, sans voir accroître ses privilèges. D. L. H.
*" > Tous les emplois et droits seigneuriaux concernant gens , do-
• maines, créances, obligations militaires , ordonnances , juridiction;
• et nous userons selon notre bon plaisir du droit de nommer on de
• changer les fonctionnaires et* d'organiser leurs fonctions.» Ch. des nvoyert , conseils et bourgeois de Berne et de Fribourg sur C administration de Morat ; 1 er nov. 1475 ( le 14 oct. la convention ne s'était faite que verbalement ). Dans la collection de Haller, et imprimée à part = Celte charte et sa confirmation, du 4 février 1679, sont imprimées dans la Chronique de Morat ( Der Stadt Murten Ckronik) par M. Engelhard, p. 241-215. C. M.
»* Chron. de Neuch.
fertile arrosée parla Broie où Payerne s'était relevé autour de la construction royale de l'antique Berthe , le prieur , les religieux , les autorités et toute la population allèrent à leur rencontre, les uns à cheval, les autres à pied, leur portant volontairement les clefs de la ville. Les guerriers y Grent une halte et se restaurèrent à leurs frais , attendant le reste des troupes qui arrivaient de toutes les parties du territoire bernois, et, presque sans avoir été demandées 368 , de Zurich et d'autres cantons suisses. Bientôt las du repos , quelques soldats coururent au travers du Vuliy 359 , pour sommer Gudrefin de se rendre. Ce bourg alors florissant est agréablement situé sur les bords du lac de Neuchàtel. Ses habitans, méprisant le petit nombre des ennemis, espérant que les bannières ne reviendraient pas pour une si petite ville, mais trouveraient assez d'occupation dans l'intérieur du pays 360 , hasardèrent de fermer les portes. Ceux de la Neuveville , sur le lac de Bienne, le district de Midau, les nouveaux Bernois du district de Cerlier, les braves du Landeron 361 , vinrent pour châtier une ville qui, si exiguë, avait osé braver Berne ; ils y entrèrent de vive force, la parcou-
M Ce lien était déjà sans demie une villa do temps des Romains.
Berne à Strasbourg, dira, ap. Simon Jade.
La belle contrée qui sépare les lacs de Morat et de Neuchâtel, appelée à cause de cela en allemand MUtelaeh, t in medio lacuum. ■
On croyait que le grand bâtard de Bourgogne approchait avec une armée considérable. N. 558. s
881 Le Landeron , entre les lacs de Bienne et de Neuchâtel , était habite par des gens que Berne réclamait expressément du margrave Rodolphe , n. 346 , et qui dans cette occasion-ci t ont fait merveilleusement leur devoir. • Chron. de Neuch. = Nous transportons quelquefois dans le texte, entre guillemets, les expressiops de cette chronique. C. M.