LIVRE IV. CHAP. W
vint à des voies de fait 2 *°. Cusanus n'en prêta qu'une oreille plus avide à l'interprétation des chartes qui paraissaient favoriser 251 ses prétentions au marché de Mautern 262 , au péage dans le passage de Lueg, à la maison des salines de Halle et aux mines d'argent 2&3 . Les conseillers tyroliens arguaient de raffranehissement de ces droits et de l'usage. Les couvens menacés d'une réforme et la voix du peuple 25 * étaient opposés à l'inquiet étranger. On reconnaissait son savoir 256 , mais l'astuce de ses moyens, passée en proverbe 2&c , inspirait de la défiance. Ses manières, adoptées pour défendre sa dignité, parurent de l'orgueil 26 " 3 ^ son esprit entreprenant , de l'audace 258 . La simplicité tyrolienne ne
»• Heimbourg â lla*elkacl h BurgUchner , le plus explicite de tous. Fugger, 663. Sa principale raison était qu'on avait négligé de donner l'investiture du fief pendant la minorité et la jeunesse inquiète de Sigistnond. Le gouvernement ne voulait rien savoir d'une investiture des mines.
»» Dans la vallée d'Ems, dans la Haute-Styrie?
181 Spergeê, Hùt. des mines du Tjnrol {Gcsch. der Tirol Bergwerkc). Ce différend concernait les mines du Gersteîn près des défilés. La ch. de Frédéric II concernant • omnes argenti fodinas omnesque venas metallorum et salis* a été publiée par Gewold dans ses notes sur Ilund, p. 321. Elle n'est pas de 12*2, comme il le présume, puisque Berthold, comte de Neiffen , n'était plus évêque cette année-là.
î5 * Tous les diables onj amené le cardinal dans le pays. » Heimbourg t Invect.
*** « Si par tibi esset benevolen lia (bonne volonté) tpiam scientia, quippe qui omnium fere auctorum pr accepta legisti. • Htimbourg même, et même dans YInvect.
ss * «Cusa, Lysura, pcrverlunt omnia jura. » Nwnagen. Lysura était son compatriote, natif du petit village de Lyser dans l'électoral de Trêves ; il se rendit célèbre au service de Mayence.
187 Heimbourg dit qu'avant d'avoir obtenu le chapeau rouge « aliquanto mitiorem fuisse.» .
JM Le même : • Les plus audacieux lui plaisaient le plus, • Lorsque Gabriel Path assomma les paysans de Sonnenbourg , le cardinal but à sav
s'accommodait pas de la finesse romaine. Il crut entendre dans les voix libres et fières des menaces contre sa vie et s enfuit au château de Buchenstein 269 . La cour de Rome adressa sur ce sujet un monitoire à l'archiduc 260 . Cusanus lui-même confia les châteaux de l'évèché à la gardede baillis étrangers 261 , et offrit , dit-on, à d'autres princes ce dont Sigismond lui contestait la propriété 262 . Il vit aussi d'un œil satisfait des troupes autrichiennes dans le comté de Gôrz qui l'avoisinait 263 ; il était dans les meilleurs termes avec l'Empereur, contre lequel les archiducs s'étaient ligués.
Dans cet état des choses, son meilleur ami devint pape. Pie, long-temps un des conseillers intimes de l'empereur Frédéric, avait aimé dans l'archiduc Sigismond, élevé sous les yeux de ce monarque, un jeune homme de la plus belle espérance 264 , ami éclairé et ardent des sciences 265 . Sigismond aimait à s'entretenir avec le spirituel Italien. Ses lettres, écrites dans le meilleur goût, lui plaisaient au point que non-seulement il en fit copier un grand nombre 266 , mais qu'étant épris d'une dame, il n'eut pas de repos qu'Énée ne lui eût composé une lettre d'amour ; celui-ci ne se prêta
santé et lui fit présent de la coupe ; il h'enlerra pas les morts. Burglechner. Par cette mesure il atteignit son but à Sonnenbourg.
îi9 Pie comparé avec l'Apologie de Sigismond.
200 Moniiorium Calixti 1 II , 1 /j 5 i> .
2fli Apologie de Sigismond.
262 Appel du même. Guillimann : Il voulut laisser à FEmpcreur les fiefs autrichiens et donner l'évêché à la Bavière.
263 Apologie et Invective.
164 • Multo melior pueritia fuit quant adolescenlia. » Gobellinus.
165 JEnca* Sylvius lui écrivit à ce sujet la magnifique lettre qui est la 120 e de sa collection.
2M Pius in Narrât.