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LIVRE IV. CHAP. VI. S

primé par la fermeté inébranlable 22 et l'inexorable rudesse 23 de ses nouveaux ennemis, les Suisses 24 . Ses bataillons se dispersèrent 26 ; le héros lui-même, longtemps menacé par cent épées étincelantes 2G , fut entraîné dans la fuite ; des mains bourgeoises enlevèrent bannière principale long- temps victorieuse; la trompette de guerre annonça leur retour triomphant; la noblesse venait de perdre toute confiance 27 . Ne pouvant remporter par les armes aucun avantage décisif contre les puissans boulevards de la multitude bourgeoise 28 , ni soutenir avec sa pauvreté une longue guerre contre leur richesse , le margrave écouta les prières du pape et de l'empereur, et les conseils pleins de modération d'un frère plus sage que lui.

Des négociations eurent lieu à Baraberg pour mettre un terme aux hostilités 29 ; les prétentions furent réglées

des viviers de leurs couvens. Fugger, Miroir d'honneur d'Autriche , 569.

22 Rosenpluett : . Écoulez ; ils tirent de plus en plus; ils sont devenus » de vrais diables; rien ne sert contre eux, signe de croix ni bénédiction, » acier ni fer. Ils ne se tinrent pas même tranquilles lorsque le soleil se • fut couebé. •

2î a Les Suisses ne font point de prisonniers. • Le même.

24 Rosenpluçtt et d'autres en comptent lanlôl 800, tantôt 1000. Je préfère avec TschudiXc premier de ces nombres; mais en comprenant les Schaffhousois, il pouvait s'élever à 1000. On connaît le nom de Jeau Cron, de Schaffbouse, tué prés d'Esslingcn, el dont Crusiu* a donné l'épi laphe.

23 « Sans cuirasse, sans bouclier et sans panache! Si quelqu'un avajt laissé tomber un œil, il ne se serait pas baissé pour le ramasser. • Ro3chpluetf. .

26 F u gS e ''' Cuenz de Kauffungen le fit prisonnier, mais le relâcha.

27 « Qui sait de qui Dieu veut se séparer? Il \eul instruire les .ours des princes à désirer la paix. » Roscnpluctt.

25 Albert avait en vain établi près de la ville une maison de pillai d. );

il n'enlreprit rien contre la ville môme.

à Lauf par un prononcé du duc Louis de Bavière , sans détriment pour la ville 30 . Les bourgeois récompensèrent avec joie par des présens 31 Théroïque amitié des Suisses 32 . Entre les seigneurs et les villes il y avait en effet équilibre. Les paysans auraient pu faire pencher la balance, mais l'orgueil des bourgeois n'était pas moins dédaigneux que celui de la noblesse. Lorsque la découverte de nouvelles routes pour arriver dans l'Inde eut changé la direction du commerce, la richesse de ces villes déclina, tandis que des puissances nouvellement agrandies continrent par des armées permanentes la noblesse, la bourgeoisie et la campagne.

En 1 453 , George et Guillaume , comtes de Werdenberg, seigneurs de Sargans 33 , envoyèrent unedéputation considérable 34 à Schwyz et à Glaris , où ils possédaient le droit de bourgeoisie, pour obtenir justice de quelques villes impériales de Souabe , qui avaient ruiné un château 35 , leur propriété et celle de Jean de Rhunberg, leur beau-frère. A regret, mais loyalement, selon l'honneur et le droit, les deux cantons appuyèrent les seigneurs , de façon que les villes durent présenter leur justification devant le comte Ulrich de Wurtemberg ; convaincues d'avoir commis cet acte d'hostilité

10 Celle convention, St-George, 1453, charte fondamentale concernant la nature de ces différends, se trouve dans YHist. dipUmu de Nuremberg (1738, fol.) 1 1, p. 653.

31 Les Confédérés avaient eux-mêmes fourni la solde. Tschudi.

n m Ceux-ci dirent qu'ils étaient tous prêts à revenir, parce qu'on sert volontiers les gens loyaux. • Rosenpluett.

S1 Les fils d'Henri, qui nous est connu depuis la guerre de Zurich.

34 Lettre de George à Glaris pour un s au [-conduit , vers Pâques 4453.

Tschudi.

11 Ruggbourg. près Lindaii.

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