‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 40 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VI

question de savoir si la maison de Brandis était tenue de consentir au rachat de Vaduz par le comte de Sargans fut soumise à l'arbitrage amical de Confédérés 462 , ceux-ci suivirent des formes juridiques si régulières 463 , que peu après les de Brandis furent confirmés dans la possession de leur bien , sans qu'il en résultat la moindre animosité 464 .

Les Suisses se comportèrent dans la Thurgovie de telle sorte qu'ils firent rougir leurs adversaires et se concilièrent l'estime de tous les autres , qui participèrent à leurs bienfaits. L/évêque de Constance, Burkhard de Randek, se donna une peine infinie pour éloigner le soupçon d'une coalition avec l'Autriche 465 . L evèque Herrmann de Breitenlandenberg fit alliance avec la Suisse pour le reste de ses jours 466 ; il cherchait sa gloire et son bonheur dans la paix et dans

*" Berne, bourgeoisie de Brandis; Schwyz et Claris, dont le comte George élait combourgeois. Sentence du comte Hugues de Montfort-Tettnang, des abbés de Pfaevers et Ghurwalden , du juge provincial de la Haute-Ligue, de l'ammann de la partie supérieure (le comte habitait ordinairement Ortenstein.) Lst. 1464. Tschudu

M Recès de Zurich, Fête-Dieu 1464. Tschudi. Les de Brandis, fils de celui dont il a été question à l'occasion de Ragaz et souvent ailleurs, étaient Orllieb évêque de Coire , Rodolphe chanoine à Coire aussi , Wolfhard, Sîgismond, Ulrich.

*•* D'après un manuscrit de T$chudi, mentionné par HaUer y Bibl. ««taie, IV, 162. Vaduz demeura aux barons jusqu'à la mort d'Ulrich, qui ne laissa point d'héritiers mâles.

4 « Recës d'Einsidlcn, Sébast. 1465 : il s'excusa lorsqu'on lui dit qu'il était serviteur et conseiller de l'Autriche. L'évéque Burkhard était successeur de Henri de Hôwen , 1462-1466.

m Alliance avec les huit cantons, Chandeleur 1469. Tschudi dans Georgisch, Regesta II, 1252 ; c'est sans doute l'alliance dont il est question à l'an 1467, p. 1240.

Tordre; ses sujets de Bischofzell en eurent la preuve * 67 . Les vieilles coutumes allemanniques furent sanctionnées dans les campagnes par des documens en forme 468 . Lorsque les quatre bourgs de l'abbé de Reichenau 469 durent être incorporés à la Thurgovie 47 °, les cantons accueillirent favorablement la prière du bon abbé 471 , de les laisser jouir en paix de leur liberté innocente, à i'exemple d'autres seigneuries dans lesquelles il possédait des domaines 472 , afin qu'il ne fût pas entraîné* d'un côté ou de l'autre, dans les malheurs de la guerre 473 . Les habitans de Diessenhofen, que la guerre avait réduits à une pénurie d'argent, obtinrent crédit 474 et faveur 475 ; aussi n'était-il pas louable de leur part qu'ils briguassent secrètement à la cour impériale pour

467 Conciliation de la noblesse , des prêtres et de la bourgeoisie, 1468, dans Stumpf, 372, a.

*•* Statut de Romishorn, 1469, dans le terrier de J. H. ïYaser, 1651. Une femme , entre autres , ne paie que le tiers de l'amende que paie an homme pour la même faute.

489 Stekborn, Ermatingen , Mannenbach, Bernang.

470 Pour participer à toutes les affaires du comté de FrauenfekL

471 Discours cordial de l'abbé Jean, 1465. Tschudi.

472 Au Bussen (au-delà de la Kanzach qui sort du Fédersée) sous les deux seigneurs de Wurtemberg (au-dessus et au-dessous de la Staig) , sous Truchsess de Waldbourg , près de Riedlingen.

471 Ces juridictions restaient sous la protection des Cantons; leur tribunal suprême prononçait sur les appels; la convention sur la souveraitttté judiciaire , 1509, fixait les rapports.

474 Recès de Lucerne, Jubil. 146». Obligation des habitans de Ditstenhofen, St-Jean du solstice, 1463. Ils devaient payer 3.000 fl. aux Confédérés pour l'hypothèque reçue de l'Autriche; on leur laissa cette somme au cinq pour cent ; ils craignaient sans doute d'être obligés de la payer une seconde fois à l'Autriche, s'il survenait un changement dans les affaires.

A76 Recès de Lucerne, La3t. 1467. Tschudi.

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