‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 44 sur 178 · LIVRE IV. CIIAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CIIAP. VI

ment ne fournissait des troupes à aucun parti. On permit à Adrien, fils de Henri de Bubenberg, d'amener au comte de Charolois, héritier du trône de Bourgogne, cinq cents hommes levés dans les seigneuries de l'Oberland et dans l'association militaire qui lui avaient aidé à soutenir d autres guerres 508 . Hartmann de Stein, fils de l'avoyer de Berne et neveu de Tavoyer de Soleure, homme riche et d'une grande activité , joignit avec six cents hommes le prince de Calabre 509 . La bonté, la sagesse et 1 éclat de Philippe avaient si bien gagné la noblesse et le peuple 5, °, qu'ils faisaient de bon cœur pour la Bourgogne tout ce qu'il était possible, mais pour le roi seulement ce que la politique commandait. Dans la journée de Montlhéri , près du pont de Charenton, la bonne ordonnance des Suisses 611 et leur intrépidité se montrèrent avec tant d'avantage y que la cavalerie royale ne put pas rompre cette haie de piques 612 et d'arbalètes, et que le vaillant prince Jean 513 , qui commandait les Suisses 514 , les Bourgui-

mines, III, 567. Contre-lettre des Confédérés , Berne, 23 févr. 1464. Tseliudi.

608 Avec Jacques de Colombier (famille de la Suisse romande), Antoine Rulschmann (de Zoûngue en Argovie), George Freybourgcr (dp Berne), elc. Bubcnberg au duc de Veldenz, 1463. Msc.

409 May, Hisl. miUt.,\\ 16. Je n'ai trouvé celte fois ce qui concerne Bubcnberg que dans ce livre sans preuves.

M0 Guichenon atteste que dans le Pays de-Vaud aussi le peuple était pour la Bourgogne.

511 a Toujours trois ensemble, un piqueneur, un couleuvrinier et un arbalétrier, qui secouroient l'un l'autre. • Olivier de la Marche, 1. 1.

5,1 Les piques avaient dix-huit pieds. Zurlauken.

5,s Duc de Lorraine, fils du bon René, roi titulaire de IVaplcs, pelitfils de Louis II , qui avait été petit-fils du roi de France Jean ; le roi Jean était l'arrière-grand-père de Charles VIL

■** • Savarot se bouta avec eux , archer du corps de monseigneur de

gnons et les Italiens pesamment armés 616 et les hallebardiers 5,6 du Palatinat , acquit la gloire d avoir vaincu, par amour pour Charles de Bourgogne, une passion personnelle 517 et ensuite l'ennemi 618 . Du reste ses gens ne se privaient d'aucune des choses qui augmentent les forces de l'homme 619 , mais ils observaient la décence 620 et payaient 621 . Dans les situations les plus difficiles 622 , le roi, aidé de sa froide raison, remportait ordinairement sur ses adversaires passionnés; il aimait à les diviser par des promesses qu'il ne tenait pas une fois qu'ils étaient divisés 623 . Ses ennemis étaient nombreux et leurs plans fort divers; pour lui, il n'avait qu'un but, et son conseil secret était dans sa tète. l*es Suisses, rentrés dans leurs foyers, furent punis selon les lois par des amendés et par la prison pour cette expédition non autorisée 624 .

• Charolois , et se montra moult bien avec les dits Suisses. » Olivier de la Marche. Peut-être les commandait-il sous les ordres de Jean.

5I * 900 hommes d'armes des deux Bourgognes , 120 hommes d'armes bardés d'Italie. Comines.

Craneqni niers, au nombre de 400. Id.

517 Sa haine pour le maréchal de Bourgogne , Thibaut de Neuchltd. Olivier de la Marche.

• Il fut grand chef de guerre , et s'engendra grand'amitié entre lai » et Charles. » Comines.

SM « Les Lifreloffres , Calabrois et Sou ysses prenoient fromage sans

• peler et buvoient merveilleux traits en très-beaux pots de terre.» Chronique scandaleuse, dans le t. II de Comines.

* M La plupart des autres portaient «joues velues ( de larges favoris)

• et étoient la plupart sans chausses ni souliers (co qui n'est pas sans

• exemple) pleins de poux et d'ordure. » Ibid. Mt • Ils payoient bien leur écot » Ibid.

m Qui pouvait bien exagérer le bruit. Tschudi, II, 650.

Il feignit vouloir donner la Normandie à son frère , la Champagno au duc de Bourgogne.

A Berne trois fois vingt-quatre heures de prison , trois florins pour

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