LIVRE IV. CHAP. VI
conseils, comme une ville confiée par Rodolphe à leur sollicitude et enrichie par tous les Empereurs de prérogatives 556 et de revenus 567 . Les bourgeois peu à peu réunis dans ce lieu entendaient administrer leur petite communauté avec une égalité fraternelle y tandis que les nobles, non contens d'être les premiers, voulaient être tout*; il en résulta plus d'une fois des troubles sanglans 658 . L'ancien esprit public frank des seigneurs et du peuple fit place à des haines de parti irréconciliables; la ville chercha sa sûreté dans sa vigilance, dans son courage 559 et dans des relations fédérales 560 . Le grand nombre de guerres sanglantes 561 , des complots conçus par l'orgueil , mais déjoués 562 , la lutte de l'insolence contre le désespoir 563 aigrirent de plus en
consommation sur le vin; Adolphe, en 129», des privilèges pour les poids et mesures. Schdpflin.
m L'office d'avoyer d'Empire, rempli depuis 1293 par des hommes du pays , fut hypothéqué en 1407 par le roi Ruprecht à la ville, et en 1U7 par Sigismond à Hemmann d'Offenbourg, qui le rétrocéda à la ville en 1422 ; Frédéric III, en 1452, l'hypothéqua aux frères Pierre et Conrad deMorimont; en 1457 la ville l'acquit de nouveau et pour toujours. Scftôpflin, qu'il faut rectifier d'après /.-G. Fâsslin, Géogr. III, 156. Compar. fVurstisen.
IM Le premier fut Jean de Dornach , en i 347, après la liberté accordée par Charles IV. Leti.
* Toujours les mêmes. D. L. H.
M Déjà en 1282. Slumpf, 672, 6. Ce fut pis encore en 1526, 40, 48, 54. Schdpflin.
m « Plerumque inferiores viribus , virtute superiores fuerunt, • ld.
M Communément la ville était comprise dans les associations rhénanes pour la paix publique.
Ml Guerre de Ratelsdorf , 1395. Schôpfliru Beaucoup d'autres, Leu.
SÎI Le bâtard de Lûielslein, voulant s'en emparer, se jeta de nuit contre une herse dressée dans un champ. Voy. Wurrt'uen, 1440.
511 II raconte aussi la triple attaque des Armagnacs. «Urbspraeter • spem eonservata. » Sckôpflin.
plus les esprits ; les Mulhousois firent en biens et en citoyens des pertes presque irréparables 664 , mais leur bonneur et leur liberté demeurèrent intacts. Couverts de glorieuses cicatrices , en possession d'un territoire agrandi 565 , pressés de tous les côtés si vivement que leurs faubourgs avaient été brûlés 566 , cités par des traîtres devant des tribunaux sans compétence 567 , mais résolus à tout pour leur ville et pour la liberté, ils envoyèrent demander du secours aux Bernois, peuple le plus puissant de la contrée des Alpes. Ils avaient depuis longtemps 568 des relations amicales avec les Bâiois et les Soleurois 569 .
« Un de nos maîtres meuniers, firent-ils dire aux » Bernois, s'est cru en droit de retrancher quelque » chose des six plapparts de salaire qu'il payait à son » valet 570 . Celui-ci a eu recours au bourgmestre, qui,
m • Pristinum robur acquirere non potuit >
685 lllzach acheté par Louis et Ulrich de Wurtemberg , 1437.
•s* Dans la guerre des Armagnacs.
667 Devant le tribunal véhémique de Weslphalie, liège libre des Volmensteiu dans la Haspe (l'ancien Hasbanien ; dans la Marche, près de la Roer}, par un ouvrier de fabricant d'arbalètes qui avait eu deux enfans avec la femme de son maître ; par Henri Reibeisen ; par Pierre Wagner; entre 1454 et 60 ; cela dura jusqu'en 65. Fiïsslin, 1. c. 861. Alliances, 1323, 1422. Leu.
Ml Jean de Siaal, greffier dt Soleure , aux Mulhousois : . Je n'ai pas
• voulu donner la boîte de courrier à ce pauvre et trop sage petit mes- » sager, afin de ne compromettre personne ; prenez soin de lui ; il boit
• volontiers un verre de vin. » Une autre fois : «Ne donnez pas au mes- » sager plus de deux schillings et une soupe ; il porte encore une autre » lettre. • Stalder, Entlibuch, t. II.
570 L'occasion et les commencemens de cette guerre, comme Scbôpflin le fait remarquer et comme on le voit par la comparaison des historiens, sont rapportés diversement. Nous suivons la narration de Fûsslin, confirmée par les indications chronologiques, et nous cherchons à réu-