‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 55 sur 178 · LIVRE IV. CHAP. VI · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHAP. VI

quoi le chevalier Henri Schwend et Jean Waldmann , capitaine des hallebardiers 6&9 , joignirent avec leurs troupes les Zu ri coi s en garnison dans Schaflhouse sous les ordres d'Éberhard Ottikon ; Henri de Hunwyl, noble vieillard , leur amena aussi la bannière de la ville de Lucerne, dont il était avoyer; ils résolurent de concert d'assiéger Waldshut et invitèrent tous les cantons à fournir des hommes et des machines de siège.

Waldshut est situé sur la rive droite , et assez élevée, du Rhin grossi par l'Aar, qui s'est creusé là un lit étroit et profond. Werner de Schynen, qui avait blanchi sous le casque du chevalier, commandait dans cette place et donnait aux gentilshommes l'exemple de la vraie vertu. «Pourquoi, » demandaient parfois les nobles, « pourquoi Dieu est-il avec les Suisses? La fortune changera-t-elle jamais, et quand?» «Oui, lorsque vous vaudrez mieux que les Suisses , » répondait Werner 660 . Alors arriva l'ancien avoyer Thûring de Ringoltingen avec quinze cents Bernois et les deux plus grandes pièces d'artillerie 661 . En peu de temps toutes les bannières cernèrent et canonnèrent la place de tous les côtés sur les deux rives du Rhin. Le bruit frétant répandu que Sigismond , après de vaines négociations avec les princes souabes 662 , traversait la

siège de Waldshut comme particulièrement important pour les Schwyzois, qui n'y avaient aucun intérêt particulier.

EJUbach. Dès ce moment nous verrons se développer dans des scènes variées le drame brillant de sa vie, jusqu'à son dénouement tragique

m BuiUnger t » Meilleur et plus pieux. . Par pieux il entend loyal et ferme.

Ml Ci-dessus 1. II , ch. vu , t. III. J'en ai vu encore une, au moins, en 1797.

m Surtout Wurtemberg. Habtrlin, 1. c.

Bavière à la tete d'un renfort considérable de Bohémiens 003 pour faire lever le siège, l'armée des assiégeans fut portée à quinze mille hommes environ 064 , et abondamment pourvue de vivres ° 05 . L'artillerie bernoise battit en brèche la muraille 006 ; elle fit taire l'artillerie de la ville; la disette menaçait. Plus de deu* mille Autrichiens, remontant la rive gauche, s'efforcèrent d'enfoncer les Confédérés , qui de la observaient la ville plutôt qu'ils ne lui faisaient du mal 607 , et voulurent y pénétrer et lui amener des provisions» Mais la nuit, sur laquelle ils comptaient, favorise ceux qui observent le meilleur ordre; rjepaussés avec perte par leur propre faute au milieu du trouble 068 , ils atteignirent à peine la dixième partie de leur but 669 , et il n'en devint que plus difficile de renouveler une semblable tentative avec succès. A quelque temps de là une terreur nocturne les fit fuir vers leur camp tandis que les Suisses fuyaient de leur côté. Une preuve que

C6Î Louis de Bavière promit 1600 Bohémiens. Guillimann.

6W Berne en envoya encore 2000 sous Nicolas de Scharnachthal et Nicolas de Diessbacb. Steitler.

665 Tschudi, 692. Deux hommes pouvaient se rassasier de pain pour un demi-kreuzer; le pot (2 bouteilles) de bon vin de Schairhouse coûtait un kreuzer.

666 Le commandant, tes bannerels et les conseillers des Zuricois à leur ville, lundi avant St. Barthél, : « Nos Confédérés de Berne tirent loyalement et méritent cet éloge. » Puis ils racontent combien leur propre artillerie va mal. Tschacktlan dit aussi peu de chose du canon de SchalThouse.

667 Des Soleurois et quelques-uns d'autres cantons. Ils faisaient au* assiégés tout le mal que la situation permettait TscJiacJitlan.

668 Près de 90 furent transportés à l'hôpital de Baie {Id.); et l'on pensa qu'ils s'étaient blessés eux-mêmes.

m 100 ou 200 hommes se jetèrent dans la ville avec quelque pou de poudre et de farine.

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