‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 83 sur 178 · LIVRE IV. CHA.P. VII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. CHA.P. VII

que offensés, les convenances; quiconque se respecte ne les perdra jamais de vue à l'égard de son gouvernement. Eux et tous les autres 221 se soumirent à la sentence qui les condamna, et quittèrent la ville pour tout le temps que la loi l'ordonnait. Deux gentilshommes absens 222 , ayant appris à leur retour ce qui s'était passé, se hâtèrent de partager la faute de leurs compagnons afin de partager leur sort. Rien n'intéressa plus à la cause des seigneurs que leur déférence pour la loi dans une affaire où l'opinion populaire se prononçait en faveur de la loi; rien ne contribua plus à la chute de Kistler que leur soumission pleine de dignité \

Une grande députation de tous les Confédérés, ainsi que des États et des pays alliés, vint ensuite à Berne, en vue de tenter un accommodement 223 . Le conseil répondit suivant l'avis du trésorier qui conciliait la dignité, l'utilité et la justice : « Le différend avec les » seigneurs sera examiné en commun, selon le droit, » comme une affaire domestique, et terminé à Tamia- » ble ; on espère des sentimens de la noblesse que, par » égard pour la chose publique, elle se soumettra à

» l'ordonnance sur les modes jusqu'à Pâques, époque

Gaspard et un autre de Scharnachlhal , deux de Stein , Pélermann deWabern, Rodolphe d'Erlach, Henri Malter, l'épouse du banneret Louis Bruggler. Tschachtlan.

2,2 L'ancien avoyer Thûring de Ringollingen et le gentilhomme Hartmann de Stein à Munsigen. Ibid.

* Les débats de ce procès eurent lieu le 29 novembre dans la salle du Grand Conseil ; ils furent publics , et une foule de spectateurs étaient accourus. C. M.

iu Soleure aussi envoya ses deux avoyers. Haffher, Fribourg vint et même le Gessenay. Chron. frib. Probablement aussi comme quelques mois auparavant Bienne , NeuchMel et la Neuvcville. Tschachtlan.

» où Ton modifie les statuts, et qu'elle ne privera pas m plus long-temps de sa présence une patrie qui l'ho- » nore et des conseils dont elle est l'ornement. La ville » de Berne se souviendra avec une amitiéTeconnaissante u de ce que le dévouement et la sagesse des Confédérés » aura su obtenir. » Les Confédérés convoquèrent tous les seigneurs à une assemblée dans la maison teutonique de Kôniz, non loin de Berne; les représentations instantes 224 de ces anciens amis, éprouvés dans les guerres et les négociations , eurent pour résultat lé retour des nobles et une conciliation à l'amiable.

Le jour des Rois (6 janvier) de Tan 1471, les de Bubenberg, les d'Erlach, les de Scharnachthal et toutes les grandes familles rentrèrent à Berne, au milieu de la jubilation universelle du peuple 225 , sans demander l'éloignement de Kistler. Peu de jours après, comme le gouvernement aspirait à la réconciliation 226 et les seigneurs à la gloire de la magnanimité, on permit à la noblesse de se vêtir à sa guise 227 ; de leur côté la plupart des seigneurs abandonnèrent à la ville leur juridiction et les cinq articles 228 , mais les limites de ces droits furent déterminées tout autrement qu'au gré de

iU « Car quelques-uns s'opiniàtraient, » 1<L

355 « Surtout du commun des artisans qui craignaient qu'ils n'allassent s'établir ailleurs. » Schilling. = L'éloignement des familles riches dut toucher la classe industrielle par un de ses côtés sensibles. C. M. = * Panem !» D. L. H.

* 20 « On laissa tomber l'affaire. • I<L Tschaehtlan de même. C'était le meilleur moyen de tout obtenir des seigneurs.

ni Suivant son état, son rang et sa coutume.

128 Les cinq articles : corvées , service militaire , taille , revues , ordonnances générales. A Diessbach seulement le seigneur conserva la haute justice < selon A. L. de fVattevitle.

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