‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 85 sur 178 · LIVRE ÏV. CHAP. VII · texte numérisé non relu

LIVRE ÏV. CHAP. VII

et comme chefs des Confédérés importons même pour les rois*.

Le roi Louis XI , dont l'armée vit tomber les héros prés de St.-Jacques, a été mal jugé par beaucoup de gens qui n'ont compris ni sa position ni son caractère.

Sous les princes mérovingiens et leurs successeurs immédiats, le grand empire des Franks, animé de l'esprit d'une démocratie militaire, subsista pendant environ quatre siècles , puissant et avec une organisation suffisante. La faiblesse et les passions des rois permirent à la violence et à la ruse des grands de dissoudre la constitution d'une commune patrie : à peine resta-

furent-ils énoncés? Voilà ce qu'un historien impartial aurait dû examiner, au lieu de criailler vaguement pour faire sa cour. — On ne sait trop ce que l'historien veut dire dans ce paragraphe. On voit qu'il hait le mot révolution, et cependant il annonce les révolutions; il voudrait établir le principe que le patriciat a des droits imprescriptibles, et cependant il a prouvé dans plusieurs endroits qu'on s'était écarté des bases primitives, qu'il n'y avait plus d'espoir que dans l'union et l'égalité de tous. D. L. H.

* Pendant les troubles qu'on vient de raconter on vit arriver en toute hâte à Berne l'évôque de Lausanne, Jean de Michaélis, pour implorer le secours de cet État contre le duc de Savoie, qui, au mépris des diplômes des Empereurs et des papes, osait empiéter sur la juridiction temporelle du siège de Lausanne , non-seulement dans toutes les villes et les châteaux du Pays-de-Vaud qui en relevaient, mais dans la ville de Lausanne môme. Une délibération solennelle eut lieu sur cette grave affaire. lies conseillers absens, qui voulurent s'excuser par la nécessité de faire leurs vendanges , furent obligés , au nom de leur serment , d'assister à la séance. 11 fallut presque user de violence pour déterminer Urbain de Muhleren et Henri Matter à suivre l'évêque jusqu'à Chambéry, afin d'engager le duc, s'ils l'y trouvaient encore, à respecter les anciens droits de l'Église de Lausanne , attendu que , dans le cas contraire , les Bernois se verraient forcés de la soutenir, ensuite de leurs engagemens envers le saint Siège et l'évéché. Frickard, Querelle des seigHMtt; de TilUer, 11,187. C. M.

t-il dans le nom de roi un souvenir de l'ancien centre. Lorsque enfin le Nord se fut épuisé, que l'empire des Musulmans fut tombé en décadence et la Hongrie domptée, avec la nécessité de se défendre se perdit tout sentiment national : sans égard à leur but primitif, on ne considéra plus la royauté même et toute la constitution que dans le point de vue étroit d'un droit privé (le système féodal). Cela eut pour conséquence qu'on cultiva mieux les terres ainsi isolées, mais qu'on ne trouva plus de direction commune ni de culture intellectuelle que chez les ecclésiastiques, et pour leurs affaires seulement. Il arriva aussi de là qu'à la • suite de simples relations privées, de mariages ou d'entreprises, de vastes domaines furent réunis sans le consentement des habitans, et défendus contre des rois à l'aide de troupes que des particuliers soldaient. Telle fut l'origine irrégulière de la plupart des États ; le long travail du temps et de la nature, qui fait tomber les excroissances, rapproche seul la société de la simplicité de son but. En France la lutte de la souveraine dignité nationale contre la prépondérance du pouvoir féodal fut quadruple. Premièrement, contre les grandes maisons de Normandie et d'Anjou , lorsqu'elles eurent acquis la couronne d'Angleterre. En second liêù , contre l'anarchie intérieure et la déconsidération de l'autorité souveraine. En troisième lieu, contre le nouveau désordre, résultat du succès des armes anglaises. Quatrièmemetit, contre la maison de Bourgogne qu'une tendresse paternelle peu éclairée , des mariages heureux, l'activité vigilante de quelques princes, la sagesse politique d'un d'entr'eux égalèrent aux maisons royales. Cependant Philippe-Auguste saisit un moment favorable et brisa la puissance Normande ; les rapports in-

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