‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 87 sur 178 · II · texte numérisé non relu

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distingués et sa vie entière au devoir de sa position 236 . Sa pensée se haussa jusque là (se contenter de vertus privées , ce n'est pas être roi). Il fut pénétré comme tous les grands hommes 237 de la foi en une Providence toute spéciale; il craignit Dieu 238 et voulut que la France le sût 239 . Du reste, ses idées religieuses étaient celles d'un siècle où Ton attachait beaucoup de prix à l'intercession de personnes pieuses et à l'adoration variée des saints canonisés 240 ; on croyait que Dieu traitait nos faiblesses avec plus de clémence, si elles se collaient en quelque sorte à un être plus parfait. Le roi possédait d'ailleurs le calme de l'intrépidité 24 '. Quoiqu'il agit ordinairement avec une prudence que ses ennemis taxaient de couardise 242 , il eut cette âme

il faisait célébrer le 28 janvier comme un dimanche. Jean de Troyes, Chron. scandaleuse, A. 1475.

>M Botero dit qu'il était • d'ingegno et di giudizio cccellente. • Par son dévouement à son devoir, il ressemblait à Frédéric

111 C'est là la fortune à laquelle César croyait, l'inconcevable • combinaison des causes secondes, sur laquelle Frédéric revient souvent , avec la différence toutefois que Louis ne méconnaît pas une direction intelligente. Rien de moins philosophique qu'une Providence qui n'est pas très-spéciale.

Instruction pour du Bouchage, S juin 1471 : Le danger d'un parjure est grand, • comme de mourir mauvaisement au-dedans l'an, et toujours

• est infailliblement advenu. • A Belliére, 13 nov. : ■ Mandez moi , si

• je fais le serment, si vous le tiendrez; • il faut que je sache premièrement que vous ne tendrez point d'embûches à la Bretagne, car je ne veux pas être parjure.

139 llosier des guerres, écrit en partie par lui , en parlic par son ordre. Ducios, t. UL

* 40 Lorsque le pieux Bonrdeille voulut se mêler des affaires, le roi lui fit écrire par son chancelier qu'il n'entendait rien à ces choses ; que le roi lui avait demandé ses prières et non son conseil. Ducios, 11.

241 « Quoiqu'il n'aimât pas la guerre, il n'évita jamais le puni.» Ducios, 1. « Il avait le cœur ferme et l'esprit timide. • /<*., II.

a ' 2 Le roi à Dammartin, Arras, 7 mai 1477 : «Ma blessure, lu duc

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