‹ Histoire de la Confédération SuisseChapitre 95 sur 178 · LIVRE IV. C1IAP. VII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. C1IAP. VII

expédiait ses réponses pendant l'audience 343 . Si l'on excepte quelques crimes demeurés impunis dans la haute Alsace par suite de circonstances particulières r durant le règne de Charles et dans toute l'étendue de ses États, il n'y eut plus de guerres de familles ni d'actes de violence commis par des nobles contre des gens du commun 344 ; tous les abus de pouvoir des fonctionnaires étaient punis sans miséricorde 845 . Le peuple des bords de la Moselle se souvint long-temps, à la vue du noyer de St.-M aximin , de l'impitoyable promptitude avec laquelle il faisait expier le moindre vol 34tJ .

Convaincu de l'utilité de donner à ses milices belges et bourguignonnes , valeureuses par nature et par habitude, plus de consistance et de renommée, en les exerçant au .maniement des armes et aux évolutions, et de se tenir ainsi lui-même en garde contre la surprise au -dehors et la sédition au -dedans, il introduisit un règlement militaire 347 . Huit et plus tard douze cents hommes d'armes à cheval 348 , chacun avec

M « Illico responsionem conscribi faciebat. • Bien Batin. r= différent île ceux que j'ai vus faire arrêter les pétitionnaires que le désespoir avait réduits à présenter immédiatement leurs pétitions au souverain. J'ai pu , dans le temps , faire cesser ce scandale. D. L. II.

M * Bazin : • Pessimam consuetudinem civilium inter duas vel plures familias pugnarum cohibuit, » etc.

m Voy. dans le Dict. de Bayle, art. Charles de Bourgogne, un exemple remarquable statué dans la Zélande.

**• 11 avait alors beaucoup de troupes indisciplinées; pour les contenir parla terreur, il acheta d'un pauvre homme, au prix de douze florins d'or, cet arbre pour y faire pendre les voleurs. Tntthemius , 1474. Il en fit pendre un pour avoir volé une poule à une vieille femme. Bar landau.

147 Ch. en notre camp les Bouhains, 13 nov. 1472, — dans Oollut 846; une seconde chez le même 853.

,M On les nommait aussi tances, de leur arme principale. En 1471 les 800, selon Dunod; sur les 1200, les chartes citées et Comines.

un page et un porteur d'armes 349 , quatre mille arquebusiers , les trois quarts à cheval, deux mille piqueniers, six cents hommes pour la grosse artillerie 350 et autant pour les pièces de campagne 351 , voilà le principal corps d armée et le noyau auquel on adjoignait, suivant les circonstances, des divisions plus ou moins considérables de milices nationales ou de troupes auxiliaires italiennes ou anglaises 362 . Les grands du pays en avaient le commandement ; on voyait fréquemment briller sur la poitrine des chefs la Toison d'Qr 353 , ordre qui, plus que beaucoup d autres, conserve encore son lustre après un si long temps. Les hommes d'armes portaient une cuirasse complète, une forte lance, une épée courte et large, une massue, un casque brillant et d'autres armes défensives à L'épreuve 354 , pesantes pour ceux-là seulement qui n'y étaient pas habitués. D'abord chaque corps d'armée fut divisé en cohortes , et chaque cohorte en dixains 355 . Toute compagnie composée de cent lances, à laquelle on adjoignait les piqueniers et les arquebusiers , était sous les ordres d'un capitaine 356 et divisée en quatre escadrons , chacun sous-divisé en quatre chambres 357 . Les créateurs de la

149 « Coutillier, »

* M « Cranequiniers. • . . . .

»** « Couleuvriniers. .

»*» Il avait près de Nuyls 2,200 lances (Ch. dans fallut), chacune de six ou huit hommes, outre beaucoup d'aides, de volontaires et de valets; 6000 Anglais, 4000 Savoyards, 3600 Italiens. Paradin.

W Dunod.

»** ■ Salade, gorgerin, flanquart, faites. • Première ch. n. 347 ; de là vient qu'il y avait rarement beaucoup de sang répandu.

156 Les dixeniers étaient sous les ordres du conducteur. Ibid.

m Le capitaine était nommé pour une année ; on réorganisait annuellement l'armée au 1 janvier. Seconde ch. n. 347.

" 7 Chaque chambre était commandée par un homme d'armes.

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