‹ Histoire de la Confédération suisseChapitre 31 sur 66 · PAIX DE WESTPHALIE · texte numérisé non relu

PAIX DE WESTPHALIE

sœur des Planta, avait soigneusement conservée pour la faire servir à ce coup. Le corps du héros fut déposé, avec une pompe guerrière, dans la cathédrale de Coire. Personne ne songea à le venger.

Paix de Westphalie. Situation intérieure.

Alors que la paix rentrait dans la Rétie, le cours des événements portait l'attention des Confédérés vers une frontière opposée. Les Français avaient envahi la Franche-Comté, et laissé le soin de conquérir l'Alsace à Bernard, duc de Saxe-Weimar, que Dieu, disait-il lui-même, avait élevé bien haut, à travers cent batailles. Berne avait, en ces circonstances, confié la garde de ses frontières à Jean-Louis d'Erlach. Mais Weimar et d'Erlach étaient amis; ensemble ils avaient servi Gustave-Adolphe, et l'admiration du général bernois pour un prince modèle des chevaUers, lui fit méconnaître ce qu'il devait à sa patrie. Non-seulement il ouvrit à Weimar les vallées de l'évêché de Bâle, mais il le rendit encore attentif au facile passage que ces vallées lui ouvraient sur le Rhin, ensorte que la guerre ne tarda pas à se transporter sur les bords de ce fleuve. Rheinfelden fut assiégé. Une bataille se livra sous ses murs. Trois fois elle fut gagnée par Weimar; trois fois elle fut perdue par ses soldats, emportés par leur soif de pillage. A la fin cependant, apprenant que les vainqueurs célébraient leur fait d'armes dans le vin et la

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