‹ Histoire de la Confédération suisseChapitre 36 sur 66 · NEUCHATEL · texte numérisé non relu

NEUCHATEL

de France pour celui du duc Victor-Amédée II de Savoie. Deux mille hommes, au service d'Autriche, se chargèrent de la défense des villes forestières. La lutte engagée mit donc en présence Suisses contre Suisses. Les huit ans qu'elle dura, ils furent de toutes les grandes batailles qui se livrèrent en Flandres, en Irlande, en Espagne, en Italie. A Ryswick, la Confédération fut honorablement comprise dans la paix, qui y mit un terme. (1697.)

Neuchâtel.

Après la paix de Ryswick officiers et soldats rentrèrent en Suisse en grand nombre, ceux qui venaient de France en brillant costume, mais endettés, ceux qui venaient de Hollande les manières simples et graves, avec des économies faites. L'ardeur belliqueuse les ressaisit dès qu'éclata la guerre de la succession d'Espagne. Ce fut à qui se donnerait l'appui des Confédérés. La diète proclama la neutralité de la Confédération. Au nord, elle y comprit les villes forestières, qu'occupèrent deux régiments suisses. Au sud, elle songeait à y faire entrer la rive méridionale du Léman, quand la flotille savoisienne, fuyant à toutes voiles vers le port de Morges, apporta la nouvelle que déjà les Français envahissaient ce rivage. De nouveau, des régiments partirent pour la France, d'autres pour le Piémont et la Hollande. Ils se rencontrèrent comme

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