‹ Histoire de la Confédération suisseChapitre 37 sur 66 · NEUCHATEL · texte numérisé non relu

NEUCHATEL

ennemis à Blenheim, à Ramillies, à Oudemarde. A. Malplaquet un régiment May combattit un régiment May; même nom, même famille, Bernois contre Bernois ; tel fut l'acharnement que le régiment de l'armée du roi perdit 1800 hommes et que celui qui servait dans les rangs des alliés, réduit à 17 soldats, rentra dans ses quartiers sous le commandement d'un sergent.

Ce fut durant le cours de cette guerre que mourut Marie d'Orléans, duchesse de Nemours, princesse de Neuchâtel et de Yalengin, la dernière des Longueville. (16 juin 1707. ) Les prétendants à son héritage surgirent si nombreux qu'on eût cru voir s'ouvrir une nouvelle succession d'Espagne ; mais cette nuée se dissipa pour laisser les yeux se fixer sur deux compétiteurs d'un rang auguste : l'électeur de Brandebourg, devenu depuis peu roi de Prusse, et le prince de Conti. La France et les alliés se trouvaient aux prises sur un champ nouveau. Louis déclara qu'il ne souffrirait pas que la succession échût à un autre qu'à un prince français ; mais moins de hauteur eût mieux disposé les Suisses pour les clients du roi. '( Plutôt devenir un bailliage, comme Morat et Grandson, s'écrièrent des Neuchâtelois en grand nombre, que de voir se prolonger le règne des étourneaux. » C'était le nom qu'ils donnaient aux princes français.

Cependant, au milieu de bruyants débats, le sort de Neuchâtel se préparait dans le silence. Depuis seize ans le chancelier de MontmoUin méditait sur l'avenir de sa patrie. « Je la voudrais républicaine, se disait-il, si ce régime pouvait convenir à nos têtes pleines de feu.

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