GUERRE DE GENÈVE
église. Le jour \int où des députés de Berne mirent la religion aux voix. La réforme l'ayant emporté de dix-huit suffrages, la messe fut abolie à Neuchâtel. De cette ville, les doctrines évangéliques se répandirent dans les campagnes, à Valengin, chez les bergers industrieux du Locle et chez les chasseurs de la Ghaux-de-Fonds. La révolution achevait son cours [juand accourut François, le plus jeune des fils de Mme de Longueville; il ne lui resta qu'à accepter le fait accompli. Voyant les richesses de l'église gisantes k ses pieds, il se fit fort de ce que toute fortune abandonnée échoit au prince, et prit possession de l'héritage du clergé. Sur les sièges des chanoines, qui occupaient le premier rang dans les états du pays, il fit asseoir les banderets de Neuchâtel, de Boudry, du Landeron et du "Val de Travers. Il fit quelque part des propriétés de l'église à Messieurs de la ville; le reste fut mis en vente, et comme les citoyens les plus riches l'achetèrent, tous les pouvoirs se trouvèrent dès lors intéressés à maintenir l'œuvre de la révolution.
Après avoir deux fois inutilement demandé à Messieurs de Lausanne, au nom des seigneurs de Berne, « audience pour la parole de Dieu, » Farel se rendit dans les Vallées vaudoises du Piémont. Les Vaudois qui se croyaient réformés avant la réforme, apprenant ce que l'Evangile opérait parmi les nations, avaient envoyé quelques-uns de leurs barbes, ou pasteurs, reconnaître cette oeuvre de Dieu, et demander d'être, à leur tour, visités par leurs nouveaux frères. C'est à cet appel que répondirent Farel, Olivétan et Saunier. Ils assistèrent, en 1532, au synode des Vallées. Farel