‹ Histoire de la Confédération suisseChapitre 54 sur 66 · ÉLAB0RA.T10N D'UN NOUVEAU PACTE · texte numérisé non relu

ÉLAB0RA.T10N D'UN NOUVEAU PACTE

mait être le Jura, jusqu'au Fort-l'Ecluse, et cette chaîne des Alpes qui, partant du Yuache, sépare le Faucigny du Genevois et va se perdre dans les glaces éternelles que domine le Mont-Blanc. Le canton de Vaud eût vu sans déplaisir un canton de Genève agrandi partager avec lui tout le bassin du Léman, Laharpe fut écouté du congrès ; il échoua néanmoins par l'opposition de la France, de la Suisse elle-même et surtout de Genève. Les Genevois craignirent de se voir absorbés dans un grand canton catholique. La France mit à la cession du Pays de Gex des conditions inacceptables. La Suisse, de son côté, repoussa l'agrandissement qui lui était offert, soit comme un danger, soit comme une infidélité aux relations amicales qui l'unissaient depuis des siècles à ses puissants voisins. Le seul agrandissement qu'il parut sage d'accepter fut, du côté de Savoie, celui du territoire nécessaire à désenclaver Genève et à assurer ses approvisionnements, du côté de France, celui de l'enclave de Versoix qui séparait le canton de la Suisse. Les Genevois obtinrent l'un et l'autre. Le roi de Sardaigne consentit à se dessaisir, en leur faveur, d'un territoire situé entre le Salève et le lac Léman, peuplé d'environ 8000 âmes et placé sous des garanties destinées à y maintenir la religion catholique. Le Chablais et le Faucigny ne furent donc pas donnés aux Confédérés ; mais les puissances, entrant dans la pensée de Laharpe, crurent devoir les comprendre dans la neutralité assurée à la Suisse par la paix de Paris. (Déclaration du 26 mars 1815.)

Le bon vouloir des alliés se montra sur d'autres points par l'offre qu'ils firent aux Confédérés de leur

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