‹ Histoire de la conquête d'Alger (volume 2)Chapitre 115 sur 192 · MARCHE ET COMBATS DU *29 4U1N · texte numérisé non relu

MARCHE ET COMBATS DU *29 4U1N

trois heures du matin le petit pont dont il a été plusieurs fois question dans le récit des journées des 25, 26, 27 et 28 juin, et, guidée par le capitaine d'étal-major Maumet, elle se dirigea vers le plateau qui faisait face à ce petit pont. La brigade d'Arcines, formée en colonnes d'attaque, suivait à deux cents pas de distance le mouvement des tirailleurs du 21", qui, conduits par le capitaine Maumet, formaient l'extrême droite de la seconde division; et la brigade Danrémont marchait en colonnes par bataillons, à demi-distance, à deux cents pas en arrière, à gauche de la brigade d'Arcines, avec ordre de la soutenir et de la flanquer. A quatre heures du matm, la division Loverdo couronnait les hauteurs au delà du ravin, occupées la veille par Tennemi. Elle n'avait rencontré d'osbtacle armé qu'au début, le mouvement de la division des Cars ayant décidé la retraite de l'ennemi, et elle s'était emparée de quelques pièces abandonnées. Le général Loverdo fit respirer sur le plateau ses troupes fatiguées de leur rapide ascension, exécutée au pas accéléré. Bientôt après, elles se remirent en mouvement, la brigade d'Arcines tenant toujours la droite, et la brigade Danrémont en arrière et tenantla gauche, devant laquelle se trouvait un terrain beaucoup plus accidenté. Le général d'Arcines, qui conduisait la tète de colonne, poussa devant lui les Arabes, et bientôt il gravit une nouvelle hauteur, du faite de laquelle il aperçut la mer et le fort Bab-Azzoun. Quelques instants après, il découvrit le château de l'Empereur. A cette vue, les soldats, saisis d'ardeur, précipitèrent leur marche, et, en chassant les Arabes, parvinrent à la hauteur des consulats de Hollande et de Suède, sous le canon du fort de l'Empereur ^ Dans cet instant, le général Loverdo, voyant la division Berthezène faire un mouvement pour remonter vers sa gauche, craignit que la brigade Danrémont ne suivît ce mouvement et l'appela à lui; elle vint se former à la hauteur du 29% de la brigade d'Arcines, et envoya ses compagnies de voltigeurs en avant pour soutenir et flanquer ceux de cette brigade. 11 était entre cinq à

* Détails communiqués par N. le géuéi-al d'Arcines.

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six heures du malin, quand les avant-postes de la division Loverdo couronnèrent, en arrière et un peu à gauche des consulats, les hauteurs qui bordent le ravin de Bab-el-Oued et qui forment une espèce de chaussée qui conduit au fort de TEmp^eur, ses deux brigades étant formées en arrière, Tune à gauche, Tautre à droite de la voie romaine ^

La division Berthezène, dont le parcours était le plus long, accomplissant son mouvement, arrivait vers la même heure à Byr-ben-Atheia, c'est-à-dire à la droite de la voie romaine, au-dessous et à Test du consulat de Suède, derrière la division Lo verdo, et en mesure de continuer son mouvement jusqu'à la mer.

C'est ici que commence la seconde phase de la journée. Des ordres, partis de l'état-major général, arrivent à la première et à la seconde division. Ces ordres ont le même objet; ils tendent à reporter les deux divisions vers la gauche, en imprimant ainsi un mouvement prononcé au gros de l'armée vers la division des Cars et le mont Boudjaréa, dont elle occupe les hauteurs. «Parvenue à Byr-el-Olga*, dit le général Berthezène, la première division reçut l'ordre de changer de direction à gauche pour soutenir la troisième division, qui se portait vers le Boudjaréa, la seconde n'étant pas encore parvenue au poste qui lui était assigné. » Le général Loverdo, déjà frappé du mouvement qu'il voit faire à la division Berthezène, reçoit un ordre analogue. C'est le général Tolozé, sous-chef d'état-major général, qui le lui apporte. «M. le sous-chrf de Tétat-major général Tolozé, ditil, vint médire que je m'étais trompé de route en me jetant trop à droite, que la reconnaissance Boutin était fautive; qu'il fallait opérer de suite une retraite et suivre les traces de la division Berthezène'. »

Après quelques objections, le général Loverdo se décide à

* Rapport Loverdo.

* Dix-huit inois à Alger j par M. le baron Berthezène (Montpellier, 1834). C'est la même localité appelée Byr-beu-Atheia sur les cartes.

' Rapport (lu général Loyerdo.

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