RAPIDE SUCCESSION DES GOUVERNEURS
pendant la iin de mars et le mois d'avril, un intérim rempli par le général d*Avizard. Le général Voirol arriva au mois d'avril 1833, et quitta Algérie 28 septembre 1834, en laissant au bout de quinze mois le gouvernement au général comte d'Erlon,qui le conserva jusqu'au 8 août 1835. Le 10 août de la même année, le maréchal Clausel reparut pour la seconde fois en Afrique, en qualité de gouverneur général, revint en France en avril 1836 pour défendre ses idées, y demeura quatre mois, retourna en Afrique le 28 août 1836, et conserva ses fonctions jusqu'après le premier siège de Constantine, dont la mauvaise issue motiva son rappel à la fin de la même année. A l'époque de son retour en France, en janvier 1837, le général Bapatel exerça par intérim les fonctions de gouverneur. Le 3 avril de la même année, le général Damrémont débarqua en Algérie comme successeur du maréchal Clausel. Tué au second siège de Constantine, le 13 octobre 1837, il fut remplacé par le général Valée. Ainsi, pendant la première phase de notre domination en Afrique, le gouvernement de l'Algérie changea dix fois de mains en sept ans. Le maréchal de Bourmont, le général Clausel, le général Berthezène, le duc de Rovigo, le général d'Avizard, le général Voirol, le général d'Erlon, le maréchal Clausel pour la seconde fois, le général Rapatel, le général Damrémont, le général Valée, se succédèrent avec des idées presque toujours diflérentes, souvent contraires, dans ce court espace de temps.
Il faut ajouter à cette cause d'incertitude, de mobilité et de tâtonnements continuels, la rivalité des intendants civils et des gouverneurs militaires, comme celle de M. Gcnty de Bussy et du général Voirol, et celle de M. Lcpasquier et du maréchal Clausel, les allures indépendantes des généraux détachés au gouvernement d'Oran, le général Munck-d'Uzer, qui y laissa de bons souvenirs, le général Boyer, le général Desmichels, le général Trézel, qui s'opposa avec une intelligente fermeté aux conces- .sions imprudentes qui créaient la puissance d'Abd-el-Kader; le général Brossard, et enfin le général Bugeaud.
Le maréchal Clausel av:;it de grandes idées sur l'Algérie; mais
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542 TABLEAU DE U GONQ^ÉTE M L^ALGÉRS.
ée» idées hors de proportion avec les moyens réduits qu'on pou- Tait mettre à sa disposition, et ce fut principalement par là qu'il échoua. Au début, après quelques expéditions heureuses d brillantes qui montrèrent au loin le drapeau de la France, il m\\ voulu établir notre suzeraineté sur Oran et Gonstanline, qui auraient été gouvernés par des princes de la famille du bey de Tunis, disposés à devenir nos tributaires. Il espérait ainsi avoir la disponibilité de toutes ses forces et de toutes ses ressoun^ pour organiser notre gouvernement central dans la prome d'Alger et dans celle de Titery. Cette combinaison et le traité qui la consacrait ayant été désapprouvés par le ministère des affaire étrangères, dirigé alors par M. de Sébastiani, sa première retraite s'ensuivit. A son retour, il adopta l'idée de réduire par la force les résistances qu'il avait voulu d'abord conjurer eu s'associant de grands feudataires indigènes et musulmans. Puis, après Tinsuccès de la première expédition de Gonstanline, il revint à l'idée de contracter une alliance indigène et musulmane. et songea à traiter avec Abd-el-Kader. Le général Berthezèof ne soutint pas, pendant la courte durée de son administration, toute la réputation que lui avait acquise la manière dont il avail conduit sa division pendant la campagne de 1830. C'était un esprit honnête, mais plein d*une circonspection qui, lorsqu'on lui eut imposé une tâche politique étrangère aux habitudes ik sa vie écoulée en grande partie sur les champs de bataille, ilê généra en incertitude, et ses actes administratifs comme ses aciî< militaires se ressentirent souvent de cette disposition d'esprit. Il opérait, d'ailleurs, dans un pays inconnu. 11 eut la bonne intention de se concilier les sympathies des indigènes; mais Tignorance où Ton était sur Tétat des populations ne permit pas i cette bonne intention de s'exercer d'une manière toujours judicieuse. Enfin, il laissa nos armes sous le coup de la fâcheuse expédition du ravitaillement de Médéah, qui, se terminant |tar un échec, ôta tout prestige à nos drapeaux.
Le général duc de Rovigo, venant après cette administration qui avait compromis nos affaires par Tincertitude et la niolless(\
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