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SUITE DE L'HISTOIRE D'ALGER APRÈS LES BARBEROUSSE, EXPULSION DES ESPAGNOLS.
Le véritable successeur de Khaïr-el-Dinn, selon le géme, fut le corsaire Dragut. Ses luttes de mer contre André Doria, qu'il vainquit, le concours qu'il prêta à Henri IF, roi de France, ses ravages, les ressources que lui fournirent son esprit ingénieux et son audace pour sortir des situations les plus difficiles, la prise de Mehédiah qui, depuis que Tunis avait subi l'influence des Espagnols, se gouvernait elle-même, en maintenant également son indépendance contre les Espagnols et contre les Turcs; la défense de cette ville qui, occupée par un de ses lieutenants, tint pendant soixante-quatorze jours contre une puissante armée de Gharles-Quint et contre sa flotte, commandée par Doria, rendirent son nom célèbre entre tous les noms. Ses entreprises ne s’arrêtèrent point là. L'île de Malte fut dévastée par une armée immense qu’envoya Soliman, et si les Turcs renoncèrent à s'emparer de la cité noble, le fort de l'ile de Gozo capitula presque sans combat. Aussitôt après, les Turcs s’emparèrent de Tripoli, Fune des places des Hospitaliers. Henri IT suivait la politique de François I‘, son prédécesseur, et la connivence de la politique de la France avec les Turcs troublait l’unité de l’ordre de Malte, jetait des défiances profondes entre les chevaliers de la langue d’Espagne et les chevaliers de la langue de France, devenus, malgré leur loyauté, suspects à leurs frères, à cause des alliances de leur pays. La prise de Tripoli, mal défendu