EXPÉDITION DE BLIDAH
Cependant 1ls’occupait activement des mesures qu'il croyait propres à amener la soumission générale du pays. C’est dans cette intention qu'il entreprit une espèce de promenade militaire vers Blidah, ville située environ à 12 lieues d’Alger, au pied du petit Atlas. Gette ville avait été le théâtre de grands désordres; les Kabyles l'avaient pillée au commencement de la campagne, et semblaient se disposer à la piller de nouveau, et la partie maure réclamait la protection de la France. Le commandant en chef crut qu'il n’était pas inutile de faire voir aux populations de l’intérieur que les troupes françaises ne craignaent point de s'éloigner du littoral, et cette considération le décida à se porter à Blidah avec 12 ou 1,500 hommes, tant d'infanterie que de cavalerie, et quatre pièces de campagne, la nature du terrain qui sépare cette ville d’Alger permettant d'y conduire de l'artillerie. La veille même du dégart (22 juillet 1830), le comité municipal d'Alger, formé d’mdigènes, écrivit à la commission du gouvernement pour l'averlir que la nouvelle de la promenade militaire du maréchal produisait une grande agitation parmi les Arabes placés entre Alger et les premiers chaînons de l'Atlas. Le maréchal n'en persista pas moins dans son dessein.