‹ Histoire de la conquête d'AlgerChapitre 97 sur 128 · EXPÉDITIONS DE BLIDAIT, BONE, ORAN, TUNIS, ETC · texte numérisé non relu

EXPÉDITIONS DE BLIDAIT, BONE, ORAN, TUNIS, ETC

Cette expédition ne fut pas heureuse’. Le général Hurel

commandait la colonne, composée d’un bataillon du 2° régi-

mir officier de l’armée qui jouit de la récompense de ses succès. » (Fernel. Campagne d'Afrique, p.176.)

! Nous avons consalté, pour l'expédition de Blidah, la relation offi-

ment de marche d'infanterie légère, de huit compagnies de voltigeurs des deuxième et troisième brigades de la troisième division, d’un escadron de chasseurs à cheval, conduit par le colonel Bontemps-Dubarry, de vingt-cinq sapeurs, de deux pièces de 8 et de deux obusiers de montagne. Vingt Arabes ou Maures s'étaient joints aux troupes françaises sous la conduite du syndicat des Arabes. Le duc des Cars accompagnait M. de Bourmont, et le prince de Schwarzenberg avait demandé à faire partie de l'expédition.

En allant, la colonne expéditionnaire ne rencontra aucun obstacle sur la route de Blidah. Elle traversa sans coup férir la plaine de la Mitidja dans toute son étendue, depuis les limites du terrain montueux sur lequel s'élève la ville d’AIger, jusqu'au pied du petit Atlas. Tout, dans cette plaine, respirait la soumission et la paix. Un grand nombre d'Arabes conduisaient à Alger des bêtes de somme chargées de vivres, et la campagne, formant une immense prairie, était couverte de troupeaux de bœufs et de moutons surveillés par des pâtres arabes à pied ou à cheval. En approchant des montagnes au pied desquelles est située Blidah, à l’entrée d’une gorge de l'Atlas, le terrain offrit aux regards de nos soldats un nouveau spectacle; la pente septentrionale de ces montagnes était couverte d’une riche végétation ; les eaux des ruisseaux nombreux qui en descendent, réparties avec art, arrosaient des jardins couverts d’orangers, de citronmiers et de lauriersroses. Là s’élevaient des oliviers dont les proportions colossales égalaient celles des chênes de France. Blidah avait éprouvé en 1825 un tremblement de terre qui renversa un grand nombre d'habitations, de sorte que l’espace entouré par l'enceinte présentait de nombreuses ruines.

cielle de M. de Bourmont, en la contrôlant par les récits du chef de bataillon. Fernel et M. d'Ault-Dumesnil, qui, tous deux, faisaient partie de l'expédition.

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