LUTTE C0I9TRB LES DI^RRIS DE LA DOMINATION TORQUE
la parole et la protection de la France. On dépo^ sera immédiatement les armes à la Kasbah. Les principaux habitants, soumis à Tautorité française, participeront à radministration de la ville, »
Quand cette communication eut été faite, ranxiété peinte sur les visages disparut aussitôt» et Taga en chef de la plaine, qui était présent à la réunion, se leva et dit au commandant Bedeau : « Si tu ine promets de pareilles conditions pour les habitants de la j)laine, et si elles sont exécutées, j'afûrme qu'avant huit jours le marché de Constantine sera mieux approvisionné qu'il ne l'a été au temps du bey *. »
Le général Valée, en dictant les termes de cette capitulation, inaugurait la pensée du système qui devait, dans un temps donné, conquérir l'Algérie à la France. En effet, il substituait au gouvernemei^t renversé par nos armes un gouvernement immédiatement possible et qui, avec les perfectionnements que devait apporter le temps, devenait un bienfait pour les populations indigènes, admises, dans une juste mesure, à participer à la direction de leurs afifaires sous la surveillance de Tautorité française.
A Constantine, les effets de cette heureuse pensée se firent sentir sur-le-champ. Les grandes
* Docnmeiils iuéditB, fournis p^r M. le géoénil Bedean.
SECONDE EXPÉDITION I>E GOKSTÂNmE. 133
familles de cette province furent promptement ^menées à une soumission devenue facile pour elles. La chute du gouvernement turc ne fut pas suivie, comme elle Tavait été à Oran et à Titery , d^une dangereuse anarchie. La domination fran* çaise s'établit sur une contrée assez étendue, sans avoir à subir les frais d'entretien d'un effectif militaire considérable : elle put donner à la contrée les plus précieux des biens, la paix, et en jouir elle-même *.
* Parmi les noms des officiers qui sfi dislinpiu i eut à la prise de Conslanline, le général Valée cile en première ligne : M. le duc de Nemours, le lieutenant général baron de Fleury, les maréchaux de camp Trézel et Rulhiéres, le capitaine de Salles, major de tranchée. Dans Tartilleric : le colonel de Tournemine, les capitaines Courtois, Le Bœuf. Dans le génie : les chefs d'escadron Vieux et de Villeneuve, les capitaines Niel et Eoutault. Dans l'état-major : les chefs d'escadron Despinoy, les capitaines Borel, Mac-Mahon, de Crény, etc. Dans rinfantcrie : le colonel Combes, le lieutenant-colonel Lamoririère, des zouaves; les chefs de bataillon Montréal, Bedeau, Leclerc; les capitaines Levaillant, de Garderens, Hourreaox, SaioUAmaQd, Canroberl, llayran, Marulaz» etc.