‹ Histoire de la conquête de l'Algérie écrite sur des documents inédits et authentiquesChapitre 27 sur 58 · VALÉE FOUR LA PROLOKGER · texte numérisé non relu

VALÉE FOUR LA PROLOKGER

Les trois années de paix qui s'écoulèrent depuis la signature du traijté de la Tafna jusqu'à la rupture prévue qui remit notre drapeau en présence de celui d'Abd-el-Kader, ne furent donc point stériles, puisqu'elles virent naître ce système de gouvernement fondé à la fois sur rintelligencé des besoins du pays et sur la probité militaiie, qui fut l'honneur de nos armées et une des forces de la France.

Le traité de la Tafna, ratifié par le gouvernement, malgré ses inconvénients, reposait sur cette idée du général Bugeaud, qu'il était possible de gouverner la plus grande partie de Tin-

^ Dans le langage arabe, ca mot mangir prend id la significallon de manger abusivement, de tirer un profit illicite de son autorité* ^ Docnmenla inédits.

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térieur de TAlgérie par l'intermédiaire d'une puissance indigène. Il n'était point le premier à l'esprit duquel cette idée se fût présentée. Le maréchal Clausel l'avait eue; après avoir voulu appliquer ce système, en appelant la famille du bey de Tunis à Coiistantine et à Oran, il avait songé à se servir d*Âbd-el-Kader lui-même. Le . général Desmichels, commandant la province d'Oran, avait commencé, on Ta vu, à rappliquer (laiis un iJi cmier traité, qui contenait on germe le traité de la Tafna. Le comte Drouet-d'Erlon avait caressé la même espérance. Au fond, après tant d'engagements sans résultat décisif, on aspirait à la paix, et celle de la Tafna avait été accueillie avec joie, à cause de la lassitude universelle produite par un état de guerre prolongé pendant sept ans. Le général Damrémont seul avait prévu et annoncé que ce traité ferait grandir, dans l'Algérie, une inlluence qu'un aurait ensuite beaucoup de peine à abattre, et qu'il faudrait abattre cependant.

Le maréchal Valée fit de grands sacriflces à cette paix, à laquelle on attachait tant de prix en Algérie et en France. Ces sacrifices allèrent trop loin ; ce fut là le côté faible de son administration. Mais cette faute doit être attribuée à la situation générale encore plus qu'à Thomme. Tout entier au désir d'organiser la domination

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